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informatique

L'analogie entre l'esprit et un ordinateur ne marche pas pour beaucoup de raisons. Le cerveau est construit par des principes qui assurent diversité et dégénérescence. À la différence d'un ordinateur, il n'a là aucune mémoire réplicative. Ce ne sont que de l'historique et de la valeur dirigés. Il s'y forme des catégories par des critères internes et des contraintes agissant à beaucoup de niveaux, pas via un programme syntactiquement construit. Le monde avec lequel le cerveau interagit ne se compose pas de catégories classiques et sans équivoque.

Auteur: Edelman Gerald Maurice

Info:

[ introspection ] [ comparaison ] [ homme-machine ] [ pensée ]

 

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colonialisme

Cette nuit j'ai regardé le documentaire de René Vautier sur le comportement des français en Algérie. J'invite tout le monde à le voir. Le site Internet qui le diffuse l'intitule "Où sont les barbares ?". Une compilation affligeante de meurtres de villages entiers et autres sévices gratuits. Actes répugnants et dégueulasses de militaires français venus imposer leur belle civilisation... et surtout "se servir" sur ordre, dans un pays magnifique, habité par des gens simples et accueillants. Tout ceci avec cette morgue des "gens qui savent", de l'"élite". Le sentiment est pire que l'équipée Voulet/Chanoine de sinistre mémoire. L'analogie avec Ben Laden, tué cette nuit et présenté comme un épouvantable criminel de masse par les américains, me frappe (il y eut 3000 victimes le 11 sept 2001). Combien de centaines de milliers de civils ont-ils été tués et martyrisés au Moyen-Orient par des opérations US destinées à garder le contrôle sur l'approvisionnement pétrolier ? De quel côté est le bon, où se situe le progrès de la race humaine, l'exemple qu'on aurait envie de suivre ? Par de tels actes ?..
Inutile d'ajouter que les instances scolaires françaises, à qui le documentaire de Vautier fut présenté afin de faire passer une véritable information historique dans les écoles, refusèrent d'entrer en matière, reconnaissant elles-mêmes que le sujet, malgré sa qualité intrinsèque, est par trop sensible.

Auteur: Mg

Info: 2 mai 2011

[ injustice ]

 

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extraterrestre

On en a discuté souvent avec Aimé Michel ; Aimé Michel me disait, écoute, le témoin nous raconte un truc auquel on peut pas croire puisque il fait partie du phénomène aussi... le témoin... On se trouve un petit peu, l'analogie qui me plaît beaucoup c'est le cinéma. Si vous interrogez 100 personnes qui sortent du cinéma, vous leur demandez ce qu'ils ont vu, ils vous diront qu'ils ont vu Godzilla. Ils sont tous d'accord sur l'existence de Godzilla. En fait, Godzilla c'était juste une projection sur un écran. C'était le projecteur. Moi je voudrais rencontrer le projectionniste.

Auteur: Vallée Jacques

Info: interview par Marc Menan en 2009

[ paranormal ] [ quête ] [ définition ]

 

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cycles

[...] Il était satisfaisant pour l'esprit de pouvoir établir une correspondance étroite entre les quatre humeurs, les quatre qualités (sec, humide, chaud, froid) et les quatre éléments (eau, air, terre, feu). A quoi pouvaient s'ajouter, pour constituer un monde symétrique, les quatre âges de la vie, les quatre saisons, les quatre directions de l'espace, d'où soufflent quatre vents différents. La mélancolie, par la vertu de l'analogie, allait se voir liée à la terre (qui est sèche et froide), à l'âge présénile, et à l'automne, saison dangereuse où l'atrabile exerce sa plus grande force. Ainsi se construit un cosmos cohérent, dont les quadripartitions fondamentales se retrouvent dans le corps humain, et où le temps n'est que le parcours régulier de quatre stations.

Auteur: Starobinski Jean

Info: L'encre de la mélancolie

[ conjonction ]

 

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onirisme

Promenade dans les bois. Chemin dégagé et rocailleux dans la forêt.
Bon, me voilà en face d'un truc insolite.
Ce n'est pas apparent.
Mais je le sais.
Certes, si elle était vraiment inconnue, je ne pourrai la voir, cette chose... La distinguer. Puisqu'elle ne ferait pas partie des objets déjà intégrés dans une case pré établie...
Néanmoins JE LE SAIS.
Elle est devant mes yeux.
Comment la décrire ? Comment créer une nouvelle case ?
Une pierre, grossier parallélépipède grisâtre d'environ 15 centimètres sur le petit côté...
Avec des bords trop bien définis, telles les bordures d'un dessin de Hergé.
Et maintenant voilà que ce machin est autre, mais sans que j'aie pu m'apercevoir du changement. Effet d'une transmutation visuelle magique, fondu enchaîné parfait dans sa lenteur, mais produit instantanément ?
La chose bouge un peu. Elle a modifié sa couleur, du gris incertain nous sommes passé à ce que j'appellerai : bleu terne.
Un bleu épas qui semble scintiller de l'intérieur.
Je suis à genoux devant elle.
L'objet s'est élargi, de telle sorte qu'il fait maintenant penser à une demi-étoile de mer, mais avec des contours imprécis, vaporeux...
Et. Et...
Et le voilà redevenu caillou. Pardonnez les pauvres analogies utilisées pour tenter de définir ce phénomène mais je n'en puis trouver de meilleures.
Maintenant je me transforme. Comme si la pierre restait parfaite, immobilisée dans un espace figé de manière absolue.
... Et mézigue, l'observateur, votre serviteur envoyé spécial... qui rapetisse...
Ma vision passe désormais par les oreilles.
Etrange.
Je suis au pied d'une falaise bleue. D'immenses nuages tanguent, volutes vertes au-dela de l'horizon qui me surplombe.
Les feuillus qui bordent le chemin ?
Je peux bouger.
Mais la falaise reste intangible. Comme si je passais "aussi" au travers.
Comme si mes sens tactiles étaient floutés par on ne sait quel procédé.
...
Tout ceci n'est en rien exotique.
De paradoxe ici... Aucun.
Tout est simple évidence.
Le bizarre est derrière.
Combien curieuses les sensations de ma vie ? Insolites... Singulières. Surprenantes. Anormales même...
J'ai quitté notre monde ésotérique, inexplicable... incompréhensible.
Pour entrer dans le réel.

Auteur: Mg

Info: 5 fév. 2013

[ dernières paroles ] [ poésie ]

 

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chair-esprit

Le libre-arbitre existe-t-il ? Comment le cerveau déforme la réalité temporelle
Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes. Et pourtant, une série d'expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu'on a l'habitude d'appeler notre libre-arbitre.
Même si elles sont largement débattues, tant du point de vue de leurs résultats scientifiques que de l'interprétation philosophique qui en est donnée, ces expériences sont plutôt troublantes !
Libre-arbitre et activité neurologique
Nous avons tous une notion intuitive de ce qu'est le libre-arbitre. Sur le plan biologique, il peut être associé à la notion d'action volontaire, qui s'oppose à celle de réflexe. Alors que les réflexes empruntent des chemins neuronaux simples (comme un rapide circuit via la moelle épinière), les actions volontaires font intervenir de nombreuses aires cérébrales.
1983 : L'expérience fondatrice de Benjamin Libet*
Dans l'expérience de Libet, on vous place devant une horloge qui défile rapidement, et on vous donne un bouton sur lequel vous pouvez appuyer au moment qui vous plaira. La seule chose qu'on vous demande c'est de retenir le nombre indiqué par l'horloge au moment où vous prenez votre décision d'appuyer. Dans le même temps, des électrodes placées sur votre crâne suivent votre activité cérébrale.
Ce dispositif permet de mesurer 1) le moment où vous prenez la décision d'appuyer, 2) le moment où votre cerveau commence à s'activer, et 3) le moment où vous appuyez physiquement sur le bouton. Et la découverte spectaculaire de Libet, c'est que l'activation cérébrale précède la décision consciente, et ce de plusieurs centaines de millisecondes.
Interprétée de manière brute, l'expérience de Libet semble condamner le libre-arbitre : vous avez l'impression de décider d'appuyer à un certain moment, mais votre cerveau a déjà décidé depuis presque une demi-seconde ! Comment puis-je être libre de décider quelque chose, si au moment où j'ai conscience de choisir, mon cerveau a déjà commencé à agir ? Comme on peut s'en douter, cette expérience possède de nombreux points faibles que les spécialistes n'ont pas été longs à relever.
Il y a tout d'abord les incertitudes de mesure, puisqu'on parle ici d'un écart de seulement quelques centaines de millisecondes. Ensuite le fait que l'estimation du moment de décision par le sujet lui-même n'est certainement pas très fiable : elle est subjective et l'horloge peut constituer une source de distraction et donc d'erreur. Enfin, le signal électrique relevé dans le cerveau pourrait être simplement un signal "préparatoire", qui indique que le cerveau s'active mais qui ne détermine pas spécifiquement la décision que l'on va prendre.
Bref, il y a plein de critiques à faire à l'expérience de Libet, et qui permettent de se rassurer quant à l'existence de notre libre-arbitre. Tout va bien donc, jusqu'à une nouvelle expérience réalisée en 2008, et qui s'affranchit de la plupart de ces critiques.
Dans cette nouvelle expérience, plusieurs choses diffèrent par rapport au protocole de Benjamin Libet. Tout d'abord, le sujet dispose de 2 boutons, un dans sa main gauche et un dans sa main droite. Il peut appuyer quand il le souhaite, soit à gauche soit à droite. Ensuite, le cerveau du sujet est suivi cette fois dans une IRM, ce qui permet d'observer simultanément l'activité de tout un ensemble d'aires cérébrales.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats de cette expérience sont perturbants. D'une part, l'IRM révèle qu'une activité cérébrale préparatoire existe 7 à 10 secondes AVANT que le sujet ne prenne sa décision d'appuyer. Encore plus troublant, cette activité cérébrale permet dans une bonne mesure de prédire de quel côté le sujet va appuyer.
Oui oui, vous avez bien lu, plusieurs secondes avant que vous soyiez conscient de choisir, votre cerveau a déjà décidé entre droite et gauche, et l'IRM peut révéler le côté qui sera choisi !
Pour modérer un peu ce résultat apparemment catastrophique pour notre libre-arbitre, il faut noter que la prédiction faite par l'IRM est loin d'être infaillible, puisqu'elle fonctionne au mieux dans 60% des cas, ce qui est significativement mieux que le hasard, mais reste tout de même limité.
Quelle conclusion raisonnable tirer de ces expériences ?
Il faut savoir qu'il n'existe chez les scientifiques et les philosophes aucun consensus quant à l'interprétation de ces expériences. Pour certains comme Patrick Haggard, le libre-arbitre n'existe tout simplement pas, il affirme "We feel that we choose, but we don't". Pour d'autres, au contraire, ces expériences n'ont aucune valeur, "Circulez ya rien à voir !".
Une position intermédiaire raisonnable c'est d'admettre que ces expériences montrent au moins que nos intentions ne sont pas systématiquement à l'origine de nos actions. Les processus inconscients jouent peut être un plus grand rôle que nous ne pouvions le penser, et la conscience d'une décision est un phénomène qui se construit au cours du processus de décision, pas à son origine.
Comme cette conclusion prudente semble quand même en mettre un coup à notre vieille notion de libre-arbitre, une manière de se rassurer c'est de considérer que notre cerveau prépare nos décisions assez en avance par rapport à notre conscience, mais qu'il nous laisse jusqu'au dernier moment un droit de veto. Il semblerait qu'une des fonctions de cette aire appelée SMA soit justement de pouvoir inhiber certaines actions décidées et préparées en amont. Donc jusqu'au dernier moment, on aurait le choix de ne pas faire. C'est ce que les anglo-saxons appellent le "free won't", par analogie au libre-arbitre appelé "free will".
Pour d'autres philosophes comme Dan Dennett, ces expériences sont correctes, mais elles ne sont pas incompatibles avec le libre-arbitre. Ces philosophes adhèrent à une position appelée compatibilisme, selon laquelle la réalité est totalement déterministe mais le libre-arbitre existe quand même. J'avoue que je ne comprends pas ce que ça signifie, et que pour moi ça ressemble beaucoup à une posture de façade "pour sauver les meubles". Ce qu'on peut comprendre car si le libre-arbitre était vraiment réfuté, les conséquences pour la société pourraient être terribles.
Les implications morales de l'absence de libre-arbitre
Imaginons que l'on montre scientifiquement que le libre-arbitre n'existe pas, alors on est mal car toutes nos lois et notre droit reposent sur la notion de responsabilité individuelle : nous sommes responsables de nos actes car nous sommes libres de les accomplir ou pas.
D'ailleurs en droit, pour être puni d'un crime, il faut qu'il y ait à la fois l'intention et l'action. La pensée n'est pas un crime, donc si vous avez juste l'intention de commettre un forfait, on ne peut pas vous condamner pour ça (encore que ce ne soit pas totalement vrai, notamment dans le cas de la préparation d'actes terroristes). Réciproquement, si quelqu'un commet un crime mais est jugé irresponsable, il ne sera pas condamné. Donc si le libre-arbitre n'existe pas, nous sommes tous irresponsables de nos actes et toutes nos structures juridiques s'effondrent !
Ceci a amené Dan Dennett à mettre en garde les scientifiques à ne pas trop faire d'annonces intempestives au sujet de leurs expériences sur le libre-arbitre !...
Pour aller plus loin...
Il faut ajouter un commentaire sur ce résultat de 60% de prédiction du côté gauche/droit quand on fait l'IRM. Cela peu paraître peu, bien peu. Mais songez que l'IRM est loin d'être en général un prédicteur parfait de nos actes. Ce qu'ont notamment montré les auteurs, c'est que même en utilisant l'information disponible dans le cortex moteur après la prise de décision et pendant le mouvement, on n'arrivait à correctement prédire le côté que dans 75% des cas. Alors qu'en théorie on devrait être capable de le faire à 100%. Cela montre que l'IRM est une information peut être trop agrégée pour permettre une prédiction très fiable.
Ainsi une récente étude montre qu'en faisant un suivi individuel de neurones avec des électrodes implantées dans le cerveau (plutôt qu'une IRM), on peut prédire le résultat avec une acuité de 80%, et ce 700 millisecondes avant la décision consciente. Tout ça pour dire que rien ne nous met à l'abri de futures expériences avec de meilleurs systèmes de mesure et de prédiction, qui pourraient deviner nos décisions 5 secondes en avance avec 90% de fiabilité.
Pour finir sur un peu de philo, ces expériences semblent au moins réfuter le modèle dualiste du corps et de l'esprit. Dans ce modèle popularisé par Descartes, l'esprit existe indépendamment du corps, et est capable de le contrôler. Si cette vision était correcte, alors le sentiment d'avoir l'intention d'agir (qui viendrait de l'esprit) devrait précéder les manifestations cérébrales et musculaires (du corps). Il paraît que les philosophes dualistes, ça n'existe plus, mais malgré tout la vision dualiste reste probablement la plus reflétée dans le langage commun, quand on dit "JE décide" (esprit), mais "le cerveau s'active" et "le muscle bouge" (corps).

Auteur: Internet

Info: sciencetonnante.wordpress.com,*voir aussi les expériences de Walter Grey

[ sciences ]

 

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visionnaire

L'intelligence peut être mesurée et définie d'après des analogies, mais on ne peut pas dire de quoi elle se compose. Nous ne pouvons l'expliquer chimiquement, nous ne pouvons l'expliquer électriquement : si nous étudions le cerveau d'un génie, il présente un aspect identique à celui d'un idiot. (...) La faculté d'association, qui constitue certainement l'un des grands pouvoirs de l'intelligence, appartient aux fonctions matérielles du cerveau. Cependant, il en est autrement de la puissance créatrice appelée génie, inspiration, talent et autres synonymes se rapportant à sa nature supérieure et provenant d'une dimension spirituelle avec laquelle le cerveau est en relations. (...) C'est à partir de la télépathie et, plus directement, de l'étude de l'aura et de ses rapports avec l'univers que l'on démontrera que le cerveau est seulement une grande antenne et non l'organe d'où émanent la pensée et la personnalité. (...)
Quelque chose, que nous désignerons seulement actuellement sous le terme de "destin ", constitue la force qui active plus ou moins l'une ou l'autre partie du cerveau de chaque individu, lui imprimant une clé qui le différencie du reste des individus. L'une des grandes vérités énoncées par Karl Marx, sans que lui-même comprenne l'importance de ses implications, consista à signaler qu' "aucun philosophe ne présente, par rapport à un portefaix et en ce qui concerne les dons naturel et l'esprit, la moitié de la différence qui existe entre un bâtard et un lévrier".

Auteur: Nitos Laure

Info: Savoir lire l'aura

[ hasard ] [ métaphysique ]

 

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évolution

L'évolution de la vie sur terre: aléatoire ou prévisible ?
L'évolution des êtres vivants met en jeu de nombreux phénomènes aléatoires tels que mutations, rencontres des ovules et spermatozoïdes, accidents météorologiques, etc... Notre monde vivant est-il donc juste une alternative parmi tant d'autres ? Dans une étude publiée dans la revue Interface Focus, Virginie Orgogozo à l'Institut Jacques Monod, revisite la question à la lumière des données actuelles. Elle montre qu'au cours de l'évolution de la vie sur terre, des événements se répètent et semblent prévisibles.
Si on rembobinait le film de la vie sur terre et qu'on le relançait en changeant légèrement les conditions initiales, obtiendrait-on les mêmes formes vivantes qu'aujourd'hui ? Le paléontologue américain Stephen Jay Gould s'était posé la question dans les années 90. Il avait répondu que des formes de vie tout-à-fait différentes seraient apparues car l'évolution dépend de nombreux phénomènes aléatoires non prévisibles (mutations, impact des comètes, etc.).
Depuis quelques années, certains biologistes, tel que le paléontologue anglais Simon Conway Morris, remettent en doute la réponse de Stephen Jay Gould. Ils suggèrent que même si le monde ne serait probablement pas exactement pareil, par exemple vous ne seriez pas en train de lire ce texte en ce moment précis, il aurait malgré tout un air de "déjà vu". Par exemple, les animaux qui nagent dans un milieu liquide auraient un corps en forme de poisson, et la vision de la lumière s'effectuerait grâce à des organes spécialisés que sont les yeux. L'évolution de la vie est-elle une simple alternative parmi tant d'autres, comme le pensait Stephen Jay Gould, ou bien est-elle prévisible ? Virginie Orgogozo examine les données actuelles de la génétique et de l'évolution expérimentale pour tenter de répondre à la question.
Les données récentes de la biologie indiquent que l'évolution se répète à plusieurs niveaux.
- Premièrement, des traits de caractère semblables sont apparus indépendamment chez différentes espèces vivant dans les mêmes conditions (c'est l'évolution convergente). Par exemple, les poissons et les ichtyosaures, des reptiles disparus, ont évolué indépendamment vers un corps en forme de poisson.
- Deuxièmement, les mêmes traits de caractère et les mêmes mutations apparaissent souvent lors d'expériences d'évolution expérimentale dans lesquelles on laisse évoluer des êtres vivants dans un environnement choisi et que l'on répète cette même expérience plusieurs fois de façon indépendante.
- Troisièmement, l'évolution indépendante du même trait de caractère chez des espèces différentes est souvent causée par des mutations dans le même gène. Par exemple, l'adaptation à une nourriture riche en amidon s'est accompagnée de mutations dans la même famille de gènes chez l'homme et chez le chien.
Toutes ces répétitions sont relativement inattendues: si l'évolution était extrêmement sensible aux conditions initiales, on ne devrait pas observer tant de répétitions. Virginie Orgogozo en conclut que l'évolution de la vie sur terre n'est peut-être pas aussi aléatoire que ce qu'on aurait pu croire, et qu'il est possible de faire des prédictions concernant l'évolution des êtres vivants. Ainsi, on peut prédire qu'un mammifère vivant en région polaire va évoluer avec un pelage blanc, ou qu'une plante Arabette des dames qui fleurit plus tôt a de grandes chances d'avoir une mutation dans le gène FRIGIDA.
Comment l'évolution peut-elle être prévisible alors qu'elle met en jeu de nombreux phénomènes aléatoires ? Virginie Orgogozo l'explique par analogie avec un gaz parfait dans un récipient. Au niveau microscopique, on ne peut prédire ni la position, ni le poids, ni la vitesse des particules. Par contre, au niveau macroscopique, on peut prédire la pression ou la température de ce gaz. Ainsi, même si les mutations apparaissent de façon non prévisible au sein des êtres vivants, on peut prédire les mutations qui ont survécu pendant de longues échelles de temps dans les populations et qui sont responsables de changements évolutifs entre espèces ou entre populations.
Plutôt que de savoir si les formes vivantes seraient différentes des nôtres si on relançait le film de l'évolution, Virginie Orgogozo préfère se demander à quel point elles seraient semblables à celles de notre monde. Répondre à cette question nécessite alors d'examiner les problèmes suivants: comment imaginer d'autres mondes possibles alors que nous sommes limités par notre imagination ? Comment estimer la probabilité d'occurrence d'événements qui ne se sont passés qu'une seule fois au cours de notre évolution ? Peut-on trouver de nouveaux concepts généraux pour prédire l'évolution ? La biologie actuelle commence à apporter des éléments de réponse. Même si il est trop tôt pour s'avancer, l'évolution de la vie sur terre pourrait être en partie prévisible.

Auteur: Orgogozo Virginie

Info: Pour plus d'information voir: Replaying the tape of life in the twenty-first century

[ probabilités ]

 

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anthropocentrisme

L'analogie et le bon sens nous disent l'homme est l'unité typique de la création terrestre. Chaque bête est une fraction passionnelle de cette unité, ou, ce qui est la même chose, le miroir d'une passion humaine, d'un caractère humain quelconque. On sait que le caractère est déterminé par la Dominante passionnelle. Cette double définition de l'homme et de la bête suffit pour donner la clé de toute nomenclature, zoologique, botanique, minéralogique, etc.
La classification d'un règne quel qu'il soit, ne peut être que la copie exacte, que le calque fidèle des passions humaines.

Auteur: Toussenel Alphonse

Info: L'esprit des bêtes : zoologie passionnelle : mammifères de France, page 141

 

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associations d'idées

L'union des différentes formes de la pensée et du savoir est rendue possible par le recours aux notions de correspondances, d'analogies, de sens second ou caché derrière le voile - integumentum, involucrum- des apparences sensibles ou du sens littéral ; correspondances entre le macrocosme et le microcosme ; vérité cachée sous les fictions et les fables de la littérature antique.

Auteur: Zink Michel

Info: Littérature française du Moyen Age

[ comparaisons ] [ interprétation ] [ citation s'appliquant à ce logiciel ]

 

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