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anthropomorphisme

La coloration nominaliste qu'un incident manifeste a fait qu'elle prévaut encore aujourd'hui dans toute la philosophie européenne n'est que cette perversion du pragmatisme qui consiste à nier tout autre mode de vie réel que l'existence.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Pragmatism. MS [R] 320. (1907) [c.]

[ conventionnalisme ]

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anthropocentrisme

Dans mes conférences et mes conversations, j'ai toujours subordonné mon pragmatisme à ce que j'ai appelé l'anthropomorphisme, au sein duquel trois propositions sont proéminentes (je les énonce volontairement de façon vague pour aller vite).
1. Les facultés de l'homme, comme celles de n'importe quel animal, sont assez bien adaptées aux besoins de sa vie ; et d'une manière générale il est suffisamment immergé et submergé dans les conceptions du pragmatique (je ne dis pas du pratique) qu'aucune conception, directe ou indirecte, ne peut être conçue d'une perspective extérieure, et ces mots mêmes que j'écris, avec toutes les autres affirmations et négations sur les "limites de la connaissance humaine" n'ont pas beaucoup de sens, sauf dans la mesure où ils se prétendent incompétents les uns par rapport aux autres. Mais par la même, leur seul sens, le "déni" des limites est la règle d'or.
2. "L'homme n'a atteint aucune connaissance qui ne soit ni mécanique ni anthropologique." (Studies in Logic, 1882, p. 181). Ses idéaux les moins imparfaits doivent donc prendre forme humaine ; et sa compréhension la moins fausse de ce qui se cache derrière l'Univers est le théisme - ou plutôt une religion théiste.
3. Les instincts humains doivent être implicitement reconnus dans leur propre sphère. "Toute connaissance humaine, jusqu'aux plus hautes sphères de la science, n'est que le développement de son instinct animal inné" (Ibid.). Mais il est possible que la raison se trompe plus souvent qu'elle ne le devrait.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Letters to F. C. S. Schiller, 23.05.1905

[ limitation ] [ point de vue humain ] [ langage quête ]

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anthropocentrisme

Si je devais définir de façon précise "l'anthropomorphisme", je dirai que cela tombe sous le sens qu'un homme ne peut avoir une idée qui ne soit pas anthropomorphe, et que c'est simplement répéter l'erreur de Kant que de vouloir y échapper. En même temps, je suis assez confiant dans le fait qu'un humain puisse comprendre les pensées de son cheval, la joie de son perroquet ou son canari si plein d'espièglerie ; et bien que ses représentations de ces pensées soient, je suppose, plus ou moins falsifiée par anthropomorphisme, il y a pourtant beaucoup plus de vérité que de mensonge en elles, plus encore que s'il s'attelait à la tâche impossible de l'éliminer, j'en suis suffisamment convaincu pour l'heure.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Manuscrit MS [R] 293. 1906-7, From the Robin Catalogue

[ inévitable ] [ créature de Gaïa ]

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théologie

Plus les connaissances s'affinent dans l'ordre de la causalité des choses, pensons à la génétique et aux avancées en biophysique et en chimie quantique, plus les théories que les divers dogmes religieux ont avancées s'effondrent.
C'est donc un affinement. Mais qui ouvre. Un aggrandissement de l'intellection, une vue plus détaillées de la multiplication des infinités de paramètres qui sous-tendent la réalité. Et leurs intrications infinies.
L'avancée scientifique correspond donc tant à un élargissement omnidirectionnel, qu'à la reconnaissance d'une "finesse" plus qu'extraordinaire des interactions des choses et de leurs enchevêtrements. En ce sens l'idée de l'immensité de la barrière entre hommes et anges - je fais spécifiquement référence ici aux "dialogues de Gitta Mallasz" - pourrait donner une idée du prodigieux ordre de grandeur des sauts conceptuels (et pourquoi pas physiques) entre les différents degrés du septénaire miroir : Minéral, Végétal, Animal, Homme, Ange, Archange, Dieu.
Les avancées scientifiques sont donc une grande aspiration vers "le nouveau", via la destruction des anciens dogmes, et conséquemment l'ouverture de perspectives élargies. En ce sens l'insertion d'un "hasard divin" qui viendrait orienter les choses devient plus aisé à défendre (porte ouverte à toute les justifications religieuses) tant les infimes curseurs potentiels pour un éventuel "projectionniste" sont démultipliés.
Mon sentiment profond demeure cependant ; l'univers est impersonnel, l'homme l'explore et se justifie, ce faisant il développe son propre système.
Cette liberté implique une forme de discernement... et donc de responsabilité. Reste à l'entrevoir et à agir en ce sens.

Auteur: Mg

Info: 4 octobre 2019

[ anthropomorphisme ] [ indéterminisme ]

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anthropocentrisme

Implicitement, l’homme moderne pense que tout ce qui s’est passé dans l’univers depuis l’origine est fait pour converger vers cette chose qui pense, création de la vie, être précieux, unique, sommet des créatures, qui est lui-même, dans lequel il y a ce point privilégié qui s’appelle la conscience.
Cette perspective conduit à un anthropomorphisme si délirant qu’il faut commencer à s’en dessiller les yeux, pour s’apercevoir de quelle espèce d’illusion on est victime. C’est nouveau dans l’humanité, cette niaiserie de l’athéisme scientiste. Comme on se défend à l’intérieur de la science contre tout ce qui peut rappeler un recours à l’Etre suprême, pris de vertige, on se précipite ailleurs – pour faire la même chose, se prosterner. Là, il n’y a plus rien à comprendre, tout est expliqué – il faut que la conscience apparaisse, le monde, l’histoire convergent vers cette merveille qu’est l’homme contemporain, vous, moi, qui courons à travers les rues.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre II", pages 63-64

[ centre du monde ] [ fantasmes ] [ pensée religieuse ]

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rationalisme grégaire

L'idée que la science et la pensée objective sont des activités humaines contre nature semble assez radicale au premier abord. Mais quand on y pense, la monogamie, l'honnêteté et la démocratie sont aussi des comportements humains contre nature. Nous sommes vraiment une espèce qui s'est inventée à partir de matériaux plutôt peu prometteurs. Notre seule prétention à la grandeur est que nous avons parfois été à contre-courant de notre propre égocentrisme pour forger une vision supérieure du monde.

Auteur: Cromer Alan

Info: Uncommon Sense: The Heretical Nature of Science. Preface (p. ix) Oxford University Press, Inc. New York, New York, USA. 1993

[ humanisme ] [ anthropomorphisme ]

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anthropomorphisme

Le simple fait que nous traitions de reptile une personne malveillante et calculatrice devrait nous éclairer sur les préjugés innés que les primates nourrissent contre les reptiles. Ne jugez pas les autres espèces selon nos normes sociales propres.

Auteur: Chambers Becky

Info: L'espace d'un an

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vision tronquée

A en entendre certains, la nature serait une autre Notre-Dame en feu… Mais, bon Dieu, de quoi parle-t-on ? Je crois que la nature n’est divinisable que parce qu’elle suinte l’irrationnel. Elle est incontrôlable, terrifiante, et nous dépasse. Tarkovski le montre dans ses films : elle reprend toujours le dessus. C’est une force qui nous englobe et que, si nous voulons survivre, nous devons perpétuellement maîtriser. Est-ce bien de cette nature qu’on nous parle aujourd’hui ? De cette nature dévoreuse et inaliénable, ce signe irréfragable de la puissance divine ? Je ne crois pas. Et je ne crois pas que ces gens qui nous la baillent si belle et innocente en perçoivent l’indéniable sacralité. Je ne crois pas qu’un homme qui ne croit pas à la sacralité de l’homme puisse concevoir la sacralité de la nature. Parce que la nature n’est sacrée, comme Notre-Dame n’est sacrée, que parce que l’Homme est sacré.

Auteur: Serey Paul

Info: https://linactuelle.fr/index.php/2019/04/24/litterature-modernite-paul-serey/

[ naïveté ] [ anthropomorphisme écologique ]

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ordre naturel

L'homme, le plus puissant des modes finis, est libre quand il entre en possession de sa puissance d'agir, c'est-à-dire quand son conatus est déterminé par des idées adéquates d'où découlent des affects actifs, lesquels s'expliquent par sa propre essence. Toujours la liberté est liée à l'essence et à ce qui en découle, non pas à la volonté et à ce qui la règle.

Auteur: Deleuze Gilles

Info: Spinoza, Philosophie Pratique

[ harmonie ] [ justesse ] [ résistance-conductance ] [ anthropomorphisme ]

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anthropomorphisme

Tant que l'humanité avancera avec cette fatale illusion d'être biologiquement vouée au succès, rien de ce qui est essentiel ne pourra changer.

Auteur: Zapffe Peter Wessel

Info:

[ suicidaire ]

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