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univers

Derrière le monde dans lequel nous vivons, loin à l'arrière-plan, se trouve un autre monde ; leur rapport réciproque ressemble à celui qui existe entre les deux scènes qu'on voit parfois au théâtre, l'une derrière l'autre.

Auteur: Kierkegaard Søren Aabye

Info: Le Journal du séducteur, p.14, Folio essais 124

[ métaphysique ] [ bipolarité ] [ biplan ]

 

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vacheries

Dans le Midi, nous dirions qu'il a l'air franc comme un derrière de mule.

Auteur: Cau Jean

Info: à propos de François Mitterrand

 

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souvenir

J'entends derrière moi les pas de mon enfance.

Auteur: Jammes Francis

Info:

[ jeunesse ]

 

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songe

La nuit dernière, j'ai fait ce rêve. Des gens autour de moi conspirent. Ils veulent tuer quelqu'un, un prêtre. Et voilà : je suis devant le prêtre et j'ai un gourdin à la main. Les autres arrivent par derrière, frappent sur la tête du prêtre de toutes leurs forces. Le prêtre se retourne vers eux comme s'il ne sentait rien. Ils sont vaincus. On les appelle coupables. On les trouve. Mais il y a moi aussi, moi qui tenais un gourdin comme eux (et qui ne sais pourquoi : je ne voulais pas m'en servir). Je m'accuse, mais le prêtre n'accepte pas mon accusation : Non, dit-il en souriant, je vous ai vu; vous, vous étiez toujours en face de moi. Vous n'avez rien pu faire contre moi.

Auteur: Bodart Roger

Info: Journal

[ mystère ]

 

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libération

Et c'était victoire. La liberté de se prélasser tranquillement dans une rue de le ville, de chauffer son café et manger une boîte d'haricots... sans les balles ennemies qui vous forcent à jeter d'un coup la boîte de côté tout en plongeant derrière un mur pour une survie momentanée.

Auteur: Duncan David Douglas

Info:

[ contraste ] [ sérénité ] [ guerre ]

 

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accoutumance

Si quelqu'un me disait qu'il avait balancé son bateau à une dizaine de mètre de hauteur sur un iceberg, j'aurai bien rigolé, avec ma petite idée derrière la tête. Il y a des gens qui aiment raconter ce genre d'histoire, Hansen, et d'ailleurs y en a pas mal ici, parmi nous. ça doit être la nature qui doit en être responsable. Tout devient comme qui dirait agrandi. On s'habitue à la grandeur, pour ainsi dire, et c'est sans doute pas un malheur non plus. C'est naturel, j'crois, exactement comme le fait qu'un chasseur, ou un marin, devient presbyte parce qu'il est toujours en train de regarder loin dans la géographie, et qu'un mangeur de livres devient myope parce qu'il a toujours un livre sous le nez.

Auteur: Riel Jorn

Info: Un safari arctique et autres racontars

[ littérature ] [ seconde nature ]

 

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deuil

Une beauté brune dans une petite ville, un passé inavouable, une réputation ruinée, un amour perdu, sacrifié, protégé par l'oubli, le silence, donc éternel. J'envie presque ma mère, parfois, la fidélité, la tendresse avec laquelle elle préservait son amour de jeunesse, sa passion interdite, le père de son enfant illégitime. Au cours de ses dernières semaines encore, dans le service de long séjour, ma mère nous étonne, moi sa fille, et Dieu sait combien d'autres personnes, durant ses nuits effilochées rallongées par la douleur, en appelant un jeune homme, en répétant encore et encore, comme un refrain, dans son sommeil, dans son délire, dans sa souffrance : j'ai eu un jour un tendre amant, un très tendre amant, laissez donc la fenêtre entrouverte, j'aime tant regarder ces lilas blancs, avec la mer derrière, si tu le croises, dis-lui bonjour pour moi, dis bonjour de ma part à mon amour, dis-lui que je l'attends, dis-lui que tout va bien, que nous sommes toutes les deux en bonne santé, dis-lui que la petite à de beaux yeux, des yeux de violette, bleus comme la mer, exactement comme son père.
En toute innocence, je couvre de ces fleurs interdites les tables de chevet de ma mère endormie du lourd sommeil du début de la fin, elle ne crie plus, ne proteste plus, entrouvre juste les paupières pour laisser filtrer entre ses longs cils gris un éclat noisette de plus en plus rare, et je continue de lui apporter des fleurs, à pleines brassées, pour une fois, pour trois ans, pour trente ans, jusqu'à la fin. J'en prends soin comme de bouquets de mariée, je les porte avec précaution, je les soigne, je change l'eau des vases. Je deviens la vestale du Grand Amour de ma mère. La servante de son amant inconnu, de ma soeur ignorée. L'accompagnante des accompagnantes.
Dans son cercueil encore, je dispose autour du visage de ma mère et sur sa poitrine des violettes bleu nuit et du lilas blanc, trouvés à grand peine en ce mois de janvier. Je fais de sa bière en bouleau doublée de soie son dernier lit d'amour, l'odeur est enivrante, la petite chapelle s'emplit d'effluves presque indécents, du parfum humide et crémeux, trop vite fané, des amours d'été.
Assise dans la pâle lumière bleue des bougies de la chapelle, j'ignore combien d'êtres je pleure en réalité, qui sont tous ceux que je perds en même temps que ma mère ensevelie sous les violettes et le lilas.

Auteur: Snellman Anja

Info: Le temps de la peau, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, Presses Universitaires de Caen

[ émotion ] [ maman ]

 

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homosexualité

Compte ! Trois dans un lit et deux qui le pénètrent.
Et cependant deux se font mettre :
Cela paraît peu ordinaire.
Mais non, je ne mens pas ! Car celui du milieu
En satisfait à la fois deux :
Il jouit par-devant, fait jouir par derrière.

Auteur: Straton

Info: Le compte est bon !

[ partouze ] [ sodomie ]

 

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quête

S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas. Nous avons seulement le droit d'espérer qu'il existe. S'il n'existe pas, notre monde est absurde. S'il existe, mourir devient une fête et la vie, un mystère.
Je préfère, de loin, le mystère à l'absurde. J'ai même un faible pour le secret, pour l'énigme, pour un mystère dont la clé nous serait donnée quand nous serons sortis de ce temps qui est notre prison. Kant parle quelque part d'une hirondelle qui s'imagine qu'elle volerait mieux si l'air ne la gênait pas. Il n'est pas impossible que le temps soit pour nous ce que l'air est pour l'hirondelle. Tant pis ! Je prends le risque. Si tout n'est que néant, si les portes de la nuit s'ouvrent et que derrière il n'y a rien, être déçu par ma mort est le dernier de mes soucis puisque je ne serai plus là et que je n'en saurai rien. J'aurai vécu dans un rêve qui m'aura rendu heureux.
Je m'amuse de cette vie qui se réduit à presque rien s'il en existe une autre. Les malheurs, trop réels, les ambitions, les échecs, les grands desseins, et les passions elles-mêmes si douloureuses et si belles, changent un peu de couleurs. Avec souvent quelques larmes, je me mets à rire de presque tout. Les imbéciles et les méchants ont perdu leur venin. Pour un peu, je les aimerais. Une espèce de joie m'envahit. je n'ai plus peur de la mort puisqu'il n'est pas interdit d'en attendre une surprise. Je remercie je ne sais qui de m'avoir jeté dans une histoire dont je ne comprends pas grand-chose mais que je lis comme un roman difficile à quitter et que j'aurai beaucoup aimé.
J'ignore s'il y a un Dieu ailleurs, autre chose après la mort, un sens à cette vie et à l'éternité, mais je fais comme si ces promesses étaient déjà tenues et ces espérances, réalisées. Et je souhaite avec confiance qu'une puissance inconnue veille, de très loin, mais beaucoup mieux que nous, sur ce monde et sur moi.

Auteur: Ormesson Jean d'

Info: Qu'ai-je donc fait ?

[ religion ]

 

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résistance

Elle comprit à cet instant que, par cette première phrase, il avait déclaré la guerre, aujourd'hui et à jamais. Confusément, elle comprit ce que cela signifiait. D'un côté, eux deux, les pauvres petits travailleurs insignifiants, qui pour un mot pouvaient être anéantis pour toujours. Et de l'autre côté, le Führer et le Parti, cet appareil monstrueux, avec toute sa puissance, tout son éclat, avec derrière lui les trois quarts, oui, les quatre cinquièmes de tout le peuple allemand. Et eux deux, seuls ici, dans cette petite chambre de la rue Jablonski !...

Auteur: Fallada Hans

Info: Seul dans Berlin

[ nazisme ]

 

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