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sociologie

Si vous vivez au sein d'une troupe de babouins au Serengeti, vous n'avez à travailler que trois heures par jour pour vos calories, et les prédateurs ne vous dérangent pas beaucoup. Ce qui signifie qu'il vous reste journellement neuf heures de temps libre à disposition pour générer du stress psychologique en inter-actant avec les autres animaux de votre troupe. Les babouins représentent donc un merveilleux modèle puisqu'il vivent suffisamment bien et longtemps pour payer le prix de toutes les absurdités de stress social qu'ils se créent les uns les autres. Ils sont comme nous : Ils ne sont pas victimes des prédateurs et des famines, ils se font avoir les uns par les autres.

Auteur: Sapolsky Robert

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[ éthologie ] [ hommes ] [ singes ] [ vie en communauté ] [ rapports humains ]

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Ajouté à la BD par miguel

détachement

A vrai dire, des projets, tu en fais, mais il te répugne de les exécuter. Plus tu en médites un, plus, quand tu l'abandonnes, tu éprouves un bien-être qui peut se hausser jusqu'à l'extase.
Le projet, conséquence du non-savoir, tout le monde y vit et en vit : obnubilation métaphysique aux dimensions de l'Espèce. Pour le désobnubilé, le devenir, et à plus forte raison, tout acte qui s'y insère, n'est que leurre, que duperie génératrice de dégoût ou d'épouvante.

Auteur: Cioran Emil Michel

Info: Dans "Le mauvais démiurge"

[ samsara ] [ activité ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

question

Le monde d’après la mort ?
- Si ce monde existe, les âmes des morts y sont sans nul doute pour toute l’éternité, avec tous les souvenirs qui étaient les leurs à la dernière seconde de leur existence. Mais l’âme d’un bébé qui ne connaît rien à rien, quelle peut bien être sa situation, à elle ? Avec quelle espèce de souvenirs vivra-t-elle l’éternité ?

Auteur: Oé Kenzaburo

Info: Dites-nous comment survivre à notre folie

[ au-delà ] [ nourrisson ]

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Ajouté à la BD par miguel

envie

Louée sois-tu, Déesse Concupiscence, toi qui incite les nantis à commettre des actions interdites, qui les fait errer dans des impasses.

Auteur: Panchatantra

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[ jalousie ]

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Ajouté à la BD par Neshouma

sagesse antique

De la renaissance et de la règle du silence
Hermès à son fils Tat


Tat : Dans les discours généraux, mon père, tu as parlé par énigme sur la divinité, et tu n'as pas révélé le sens de tes paroles quand tu as dit que nul ne pouvait être sauvé sans renaître. Je m'adressai à toi en suppliant après les paroles que tu m'avais dites dans le passage de la montagne, désirant apprendre la parole de la renaissance, qui m'est plus inconnue que tout le reste, et tu m'as dit que tu me la transmettrais quand je serais devenu étranger au monde; je me préparai donc à rendre ma pensée étrangère à l'illusion du monde. Conduis-moi maintenant selon ta promesse à l'initiation dernière de la renaissance, soit par la voix, soit par un chemin caché. J'ignore, Ô Trismégiste, de quelle matière, de quelle matrice, de quelle semence l'homme est né.

Hermès : Ô mon fils, la sagesse idéale est dans le silence, et la semence est le véritable bien.

Tat : Qui la sème, père, car j'ai besoin de tout apprendre ?

Hermès : La volonté de Dieu, mon fils.

Tat : Et d'où vient l'engendré, mon père ? Etant privé de l'essence intelligible qui est en moi, autre sera le Dieu engendré, le Fils de Dieu.

Hermès : Le tout dans le tout, composé de toutes les forces.

Tat : C'est une énigme, mon père, et tu ne me parles pas comme un père parle à son fils.

Hermès : Ce genre de vérité ne s'apprend pas, mon fils, on s'en souvient quand Dieu le veut.

Tat : Tes paroles sont impossibles et arrachées par la force, mon père; je veux te répondre à mon tour. Suis-je un étranger, le fils d'une autre race ? Ne me repousse pas, mon père, je suis ton véritable fils; explique-moi le mode de la renaissance.

Hermès : Que te dirais-je, mon fils ? Je n'ai rien à te dire que ceci : une vision ineffable s'est produite en moi. Par la miséricorde de Dieu, je suis sorti de moi-même, j'ai revêtu un corps immortel, je ne suis plus le même, je suis né en intelligence. Cela ne s'apprend pas par cet élément modelé à l'aide duquel on voit, et c'est pourquoi je ne m'inquiète plus de ma première forme composée, ni si je suis coloré, tangible et mesurable. Je suis étranger à tout cela. Tu me vois avec tes yeux et tu penses à un corps et à une forme visibles, ce n'est pas avec ces yeux-là que l'on me voit maintenant, mon fils.

Tat : Tu me rends fou, tu me fais perdre la raison, mon père; je ne me vois plus moi-même maintenant.

Hermès : Puisses-tu, mon fils, sortir de toi-même sans dormir, comme on est en dormant transporté dans le rêve !

Tat : Dis-moi encore ceci : quel est le générateur de la renaissance ?

Hermès : Le Fils de Dieu, l'homme un, par la volonté de Dieu.

Tat : Maintenant, mon père, tu m'as rendu muet, je ne sais que penser, car je te vois toujours de la même grandeur et avec la même figure.

Hermès : Tu te trompes même en cela, car les choses mortelles changent d'aspect tous les jours, le temps les augmente ou les diminue, elles ne sont que mensonge.

Tat : Qu'est-ce donc qui est vrai, Ô Trismégiste ?

Hermès : Ce qui n'est pas troublé, mon fils, ce qui n'a ni limites, ni couleur, ni forme : l'immuable, le nu, le lumineux; ce qui se comprend soi-même; l'inaltérable, le bien, l'incorporel.

Tat : En vérité je perds l'esprit, mon père. Il me semblait que tu m'avais rendu sage, et cette pensée annule mes sensations.

Hermès :
Il en est ainsi, mon fils; les sens perçoivent ce qui s'élève comme le feu, ce qui descend comme la terre, coule comme l'eau, souffle comme l'air; mais comment pourrais-tu saisir par les sens ce qui se conçoit seulement en puissance et en énergie. Pour comprendre la naissance en Dieu, il te faut l'intelligence seule.

Tat : J'en suis donc incapable, mon père ?

Hermès : Ne désespère pas, mon fils, ton désir s'accomplira, ta volonté aura son effet; endors les sensations corporelles, et tu naîtras en Dieu; purifie-toi des bourreaux aveugles de la matière.

Tat : J'ai donc des bourreaux en moi, mon père ?

Hermès : Ils ne sont pas en petit nombre, mon fils, ils sont redoutables et nombreux.

Tat : Je ne les connais pas, mon père ?

Hermès : Le premier est l'ignorance, le second est la tristesse, le troisième l'intempérance, Le quatrième la concupiscence, le cinquième l'injustice, le sixième l'avarice, le septième l'erreur, le huitième l'envie, le neuvième la ruse, le dixième la colère, le onzième la témérité, le douzième la méchanceté.
Ils sont douze et en ont sous leurs ordres un plus grand nombre encore. Par la prison des sens, ils soumettent l'homme intérieur aux passions des sens. Ils s'éloignent peu à peu de celui que Dieu a pris en pitié, et voilà en quoi consistent le mode et la raison de la renaissance. Et maintenant, mon fils, silence et louange à Dieu, sa miséricorde ne nous abandonnera pas.

Réjouis-toi maintenant, mon fils, purifié par les puissances de Dieu dans l'articulation de la parole. La connaissance de Dieu (Gnose) est entrée en nous, et aussitôt l'ignorance a disparu. La connaissance de la joie nous arrive, et devant elle, mon fils, la tristesse fuira vers ceux qui peuvent encore l'éprouver. La puissance que j'éprouve après la joie, c'est la tempérance; ö charmante vertu ! Hâtons-nous de l'accueillir, mon fils, son arrivée chasse l'intempérance. En quatrième lieu j'évoque la continence, la force opposée à la concupiscence. Ce degré, mon fils, est le siège de la justice; vois comme elle a chassé l'injustice sans combat. Nous sommes justifiés, mon fils, l'injustice est partie. J'évoque la sixième puissance, la communauté, qui vient en nous lutter contre l'avarice. Quand celle-ci est partie, j'évoque la vérité, l'erreur fuit et la réalité parait. Vois, mon fils, la plénitude de bien qui suit l'apparition de la vérité; car l'envie s'éloigne de nous, et par la vérité le bien nous arrive avec la vie et la lumière, et il ne reste plus en nous de bourreaux de ténébres, tous se retirent vaincus.
Tu connais, mon fils, la voie de la régénération. Quand la décade est complètée, mon fils, la naissance idéale est accomplie, le douzième bourreau est chassé et nous naissons à la contemplation. Celui qui obtient de la miséricorde divine la naissance en Dieu, est affranchi des sensations corporelles, reconnaît les éléments divins qui le composent et jouit d'un bonheur parfait.

Tat : Fortifié par Dieu, mon père, je comtemple, non par les yeux, mais par l'énergie intellectuelle des puissances. Je suis dans le ciel, sur la terre, dans l'eau, dans l'air; je suis dans les animaux, dans les plantes, dans l'utérus, avant l'utérus, après l'utérus, partout. Mais, dites-moi encore ceci : comment les bourreaux des ténèbres, qui sont au nombre de douze, sont-ils chassés par les dix puissances ? Quel est le mode, ö Trismégiste ?

Hermès : Cette tente que nous avons traversée, mon fils, est formée par le cercle zodiacal, qui se compose de signes au nombre de douze, d'une seule nature et de toutes sortes de formes. Il existe là des couples destinés à égarer l'homme et qui se confondent dans leur action. La témérité est inséparable de la colère, elles ne peuvent être distinguées. Il est donc naturel et conforme à la droite raison qu'elles disparaissent ensemble, chassées par les dix puissances, c'est à dire par la décade; car la décade, mon fils, est génératrice de l'âme. La vie et la lumière sont unies là où nait l'unité de l'esprit. L'unité contient donc rationnellement la décade, et la décade contient l'unité.

Tat : Mon père, je vois l'univers et moi-même dans l'intelligence.

Hermès : Voilà la renaissance, mon fils, détourner sa pensée du corps aux trois dimensions, selon ce discours sur la renaissance, que j'ai commenté, afin que nous ne soyons pas des diables (ennemis) de l'univers pour la foule à qui Dieu ne veut pas le révéler.

Tat : Dis-moi, mon père, ce corps composé de puissances se décompose-t-il jamais ?

Hermès : Ne dis pas cela, mon fils, ne dis pas de choses impossibles, ce serait une erreur et une impiété de l'oeil de ton intelligence. Le corps sensible de la nature est loin de la génération essentielle. L'un est décomposable, l'autre ne l'est pas; l'un est mortel, l'autre immortel. Ignores-tu que tu es devenu Dieu et fils de l'Un ainsi que moi ? (...)

Auteur: Hermès Trismégiste

Info: Sermon secret sur la montagne (extrait)

[ religion ]

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Ajouté à la BD par Neshouma

bon sens

question : N’y a-t-il donc aucune issue ? Sommes-nous condamnés à accompagner le capitalisme spéculatif qui "liquide", comme vous le dites dans votre ouvrage, toutes ses oppositions ? Dans votre épilogue, vous suggérez malgré tout une solution…

réponse : Pas une solution, car il n’y a pas de "solution" aux questions que soulève le capitalisme spéculatif, et surtout pas de solutions économiques. Mais il y a une démarche possible. Celle que préconisait déjà Simone Weil dans des circonstances historiques à la fois différentes et comparables : s’enraciner dans la vie matérielle. Face aux fantasmes de l’avenir extraordinaire et des spéculations qu’il autorise, il s’agit de ne pas faire nôtre le récit fataliste que le capitalisme spéculatif produit sur lui-même en misant sur la résistance du réel tel que nous l’expérimentons.

Auteur: Gomez Pierre-Yves

Info: Interviewé par Thibault Isabel sur l'inactuelle.fr

[ pragmatisme écologique ]

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Ajouté à la BD par miguel

convoitise

Prenons l'avidité. Savez-vous ce que c'est ? C'est, par exemple, manger plus que nécessaire, vouloir éclipser les autres dans la pratique d'un sport, vouloir plus de biens, une plus grosse voiture que le voisin. Vous dites alors que vous ne devez pas être avide, vous pratiquez donc la « non-avidité » - ce qui est vraiment bête, car jamais l'avidité ne peut cesser en voulant devenir le contraire de ce qu'elle est. Mais si vous commencez à saisir toutes les implications de l'avidité, si vous cherchez de tout votre cœur et de tout votre esprit à découvrir sa vraie nature, alors vous êtes libéré de l'avidité comme de son contraire. Alors vous êtes un être humain réellement intelligent, parce que vous affrontez ce qui est au lieu d'imiter ce qui devrait être.

Auteur: Krishnamurti Jiddu

Info: Le sens du bonheur

[ sagesse ] [ conjonction des opposés ]

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pornographie

C’est le mari de votre mère que vous devez appeler papa. Et même, si vous êtes certaine de ne pas lui être unie par les liens du sang, ne lui dites pas à l’oreille : "Je peux bien te sucer, tu n’es pas mon père !" La fin de la phrase détruirait tout ce que les premiers mots auraient de vraiment aimable.

Auteur: Louys Pierre Louis dit Pierre

Info: Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation

[ provocation ]

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justifications colonisatrices

Vous vous étonnez que je dise que les hommes "civilisés" essaient toujours de justifier leurs exactions, pillages et massacres en déclarant qu’ils agissent dans l’intérêt de l’art, du progrès et de la culture. Que ce simple constat vous surprenne m’étonne et me surprend. Ceux qui se targuent d’appartenir à une civilisation supérieure ont toujours déguisé leur rapacité avec de tels arguments… Votre ami Mussolini en est un exemple frappant… Ce n’est pas, bien sûr, dans un quelconque but égoïste qu’il a envahi un pays sans défense, bombardant, brûlant et gazant sans distinction combattants et non combattants par milliers. Oh, que non ! […] Jamais au grand jamais les nations civilisées n’ont de motifs égoïstes pour massacrer, violer et piller ; il n’y a que les barbares pour faire cela. Lorsque les Belges ont mutilé plusieurs milliers de Nègres au Congo, c’était là aussi pour défendre la civilisation. Lorsque l’Allemagne a pénétré les frontières belges sans défense, c’était là aussi pour protéger la civilisation, dont ils étaient les représentants. Mais les Alliés eux aussi défendaient la civilisation. Dans ce carnage, chaque camp proclamait être le seul défenseur de la civilisation. Vous dites que "les fruits de la civilisation doivent être préservés à tout prix". Qui donc voudrait s’emparer de ces fruits ? Les Éthiopiens ?

Auteur: Howard Robert E.

Info: Lettre à Lovecraft

[ arguments impérialistes ]

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physique quantique

Depuis l’expérience du physicien Alain Aspect en 1982 maintes fois confirmée depuis, il est en effet démontré qu’il n’existe pas de variables cachées permettant de revendiquer un choix déterministe. Néanmoins, rien n’interdit que ce choix puisse être déterminé avant la réduction, à condition qu’il fasse intervenir des variables cachées dites "non locales", c’est-à-dire qui agissent "à distance" mais de façon non causale. Or il n’existe que deux alternatives pour une telle action non causale à distance : la première est d’admettre le principe de non-localité qui permet à deux particules jumelles de rester connectées malgré la distance, la seconde est d’admettre le principe de rétrocausalité qui repose sur l’idée que les variables agissantes sont cachées parce qu’elles font partie du futur. Dans cette seconde hypothèse de double causalité, le choix serait donc déjà fait, mais tant que la réduction de la fonction d’onde n’a pas eu lieu par observation et/ou décohérence, il peut continuer de s’affiner dans le futur. Cette hypothèse était ni plus ni moins celle du grand physicien Olivier Costa de Beauregard […].

Auteur: Guillemant Philippe

Info: Dans "La route du temps" page 132

[ plasticité ] [ résumé ] [ corpuscule-onde ]

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