Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Derniers ajouts !! cliquez sur GO. Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Aussi outil de réflexion communautaire. EXEMPLES. Insérer une citationPunchlinesChainesHumourRéparties, etc. ATTENTION, faire un&n... Lire la suite >>
Résultat(s): 428
Temps de recherche: 0.2446s

valeurs

Les quelques grandes choses qui importent dans la vie, on doit garder les yeux fixés sur elles, on peut laisser tomber sans crainte tout le reste. Et ces quelques grandes choses, on les retrouve partout, il faut apprendre à les redécouvrir sans cesse en soi pour s’en renouveler. Et malgré tout, on en revient toujours à la même constatation : par essence la vie est bonne, et si elle prend parfois de si mauvais chemins, ce n’est pas la faute de Dieu, mais la nôtre. Cela reste mon dernier mot, même maintenant, même si l’on m’envoie en Pologne avec toute ma famille.

Auteur: Hillesum Etty

Info: Lettres de Westerbork, 26 juin 1943

[ idéaux ] [ repères ]

Commenter

Ajouté à la BD par miguel

effort

L'amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ce que nous aimons. Là où manque ce souci actif, il n'y a pas d'amour. Cette dimension de l'amour a été admirablement décrite dans le livre de Jonas. Dieu dit à Jonas de se rendre à Ninive et d'avertir ses habitants qu'ils seront châtiés s'ils ne renoncent pas à leur conduite perverse. Mais Jonas, craignant que le peuple de Ninive ne se repente et que Dieu ne lui pardonne, se dérobe à sa mission. C'est un homme qui possède au plus haut point le sens de l'ordre et de la loi, mais sans amour. Cependant, dans sa tentative de fuite, il se retrouve dans le ventre d'une baleine, symbole de l'état d'isolement et d'emprisonnement auquel l'a conduit son manque d'amour et de solidarité. Dieu le sauve, et Jonas se rend à Ninive. Il prêche aux habitants comme Dieu le lui avait prescrit, et voilà qu'arrive cela même qu'il craignait. Les hommes de Ninive se repentent de leurs péchés, rectifient leur conduite, et Dieu leur pardonne et décide de ne pas détruire la ville. Jonas en conçoit un profond dépit et une vive irritation, il voulait que "justice" fût faite, non miséricorde. Finalement, il puise quelque réconfort à l'ombre d'un arbre que Dieu avait fait croître pour lui afin de le protéger du soleil. Mais quand Dieu fait en sorte que l'arbre se dessèche, Jonas déprimé se plaint avec colère. Dieu lui répond : "Tu te prends de pitié au sujet d'un ricin pour lequel tu n'as pas travaillé, que tu n'as pas fait croître, qu'une nuit a vu naître et qu'une nuit a vu périr. Et moi, je, n'épargnerais pas Ninive, cette ville florissante, dans laquelle il y a plus de cent vingt mille personnes qui ne savent distinguer leur main droite de leur main gauche, et aussi beaucoup de bétail ?". La réponse de Dieu à Jonas est à comprendre symboliquement. Dieu explique à Jonas que l'essence de l'amour est de "se donner de la peine" pour quelque chose et de "faire croître" quelque chose, que l'amour et le travail sont inséparables. On aime ce pour quoi l'on peine et l'on peine pour ce qu'on aime.

Auteur: Fromm Erich

Info: L'art d'aimer

[ définition ] [ christianisme ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

auto-évaluation

"Moi, Antonin Artaud, je suis mon fils, mon père, ma mère et moi", je suis, et nul autre que moi ne peut pour moi s'imaginer, s'identifier, se définir, "se répondre à soi", je suis, et je le sais, seul responsable absolu de moi-même, et cette responsabilité, ce que je sais aussi, c'est que je suis par ailleurs celui pour qui elle est l'impossible absolu, ce qu'aussi je sais en effet, c'est qu'il y a en moi "un effondrement central de l'âme", il y a en moi "une maladie qui touche à l'essence de l'être et à ses possibilités centrales d'expression, et qui s'applique à toute une vie", il y a en moi "un quelque chose qui détruit ma pensée, un quelque chose qui ne m'empêche pas d'être ce que je pourrais être, mais qui me laisse, si je puis dire, en suspens", il y a ce qui fait qu'en vérité "je suis au-dessous de moi-même, je le sais".

Auteur: Artaud Antonin

Info: 4 mars 1948

[ autocritique ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

réflexion

Il n'y a pas une conscience génératrice de ses produits, ou simplement immanente à eux, mais elle est chaque fois dans l'immédiat de l'idée, perdue en elle et se perdant avec elle et ne se liant avec d'autres consciences (ce qu'on serait tenté d'appeler d'autres moments de la conscience) que par les liens internes des idées auxquelles celles-ci appartiennent. Le progrès est matériel ou entre essences singulières, son moteur l'exigence de dépassement de chacune d'elles. Ce n'est pas une philosophie de la conscience mais une philosophie du concept qui peut donner une doctrine de la science. La nécessité génératrice n'est pas celle d'une activité, mais d'une dialectique.

Auteur: Cavaillès Jean

Info: Sur la logique et la théorie de la science, éd. Vrin, 1987, p. 78

[ réfléchir ] [ citation s'appliquant à ce logiciel ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

théophanie des noms divins

[…] chaque être est une forme épiphanique (mazhar, majlà) de l’Être divin qui s’y manifeste comme revêtu de l’un ou de plusieurs de ses Noms. L’univers est la totalité des Noms dont Il se nomme quand nous Le nommons par eux. Chaque Nom divin manifesté est le seigneur (rabb) de l’être qui le manifeste (c’est-à-dire qui est son mazhar). Chaque être est la forme épiphanique de son Seigneur propre (al-rabb al-khâss), c’est-à-dire ne manifeste l’Essence divine que chaque fois particularisée et individualisée dans ce Nom.

Auteur: Corbin Henry

Info: Dans "L'imagination créatrice dans le soufisme d'Ibn'Arabî", page 140

[ kathénothéisme ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

littérature

Si le poème sacré vit encore, c’est que son créateur ne l’a peuplé que de vivants. Lui-même d’abord, par une décision unique que jamais poète n’avait osé prendre ni n’a jamais reprise. Tous les autres ensuite, car non seulement tous les personnages qui s’y meuvent ont vécu dans l’histoire ou dans la légende, mais ils y vivent plus intensément que jamais, dans leur essence propre telle que le manifeste enfin l’inflexible loi de la justice divine. Il n’y a pas un seul mort dans toute La Divine Comédie. Voilà pourquoi le texte de Dante n’a rien de commun avec on ne sait quels Pèlerinage de Vie humaine, Roman de la Rose, ou autres fatras allégoriques si pauvres de substance humaine.

Auteur: Gilson Etienne

Info: Dans "Dante et la philosophie"

[ éloge ] [ puissance suggestive ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

credo personnel

Nombreux sont ceux qui, des années durant, ont chéri en hobby personnel l'ombre vague d'une idée, trop vide de sens pour être considérée comme fausse ; ils l'ont néanmoins aimée passionnément, en ont fait leur compagne de jour comme de nuit, lui ont donné sa force et sa vie, abandonnant bien d'autres occupations pour elle. En somme ils ont vécu avec elle et pour elle, jusqu'à tant qu'elle devienne en quelque sorte chair de leur chair et substance de leurs os ; et puis se lève un matin clair où la voilà disparue, complètement, évaporée telle la belle Melusine de la fable, et l'essence de leur vie va s'en va avec elle.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Chance, Love, and Logic: Philosophical Essays

[ précaire ] [ singularité apostatique ] [ identité périssable ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

inventivité

L'essence de la créativité est de savoir comment utiliser ce que vous savez déjà afin d'aller au-delà de ce que vous pensez déjà.

Auteur: Bruner Jerome

Info:

[ définie ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

lecture

La poésie, par exemple, va si profondément dans l'espace entre affect corporel et émotion profonde (primitive même dans certains cas) que, comme l'a dit Emily Dickinson, elle peut vous faire exploser le haut du crâne. Le langage poétique est parfois mal compris et présenté à tort comme "abstrait" alors qu'en réalité, il est précis - exactement le langage des émotions et du corps.

Auteur: Yuknavitch Lidia

Info: therumpus.net

[ littérature ] [ quintessence ]

Commenter

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

anti-religion

Voici le fondement de la critique irréligieuse : c'est l'homme qui fait la religion et non la religion qui fait l'homme. A la vérité, la religion est la conscience de soi et le sentiment de soi de l'homme qui, ou bien ne s'est pas encore conquis, ou bien s'est déjà de nouveau perdu. Mais l'homme, ce n'est pas un être abstrait recroquevillé hors du monde. L'homme c'est le monde de l'homme, c'est l'Etat, c'est la société. Cet Etat, cette société produisent la religion, une conscience renversée du monde parce qu'ils sont eux-mêmes un monde renversé. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d'honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément cérémoniel, son universel motif de consolation et de justification. Elle est la réalisation chimérique de l'essence humaine, parce que l'essence humaine ne possède pas de réalité véritable. Lutter contre la religion, c'est donc, indirectement lutter contre ce monde là, dont la religion est l'arôme spirituel.

La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.

Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole. [...] La critique du ciel se transforme ainsi en critique de la terre, la critique de la religion en critique du droit, la critique de la théologie en critique de la politique.

Auteur: Marx Karl

Info: Pour une critique de la philosophie du droit de Hegel (1843)

Commenter

Ajouté à la BD par miguel