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érotisme

Comme elle avait livré son corps, crédule, innocente, elle livrait aussi son âme, confiante, enivrée. Je crus dans un baiser la prendre sur ses lèvres; je lui donnai toute la mienne. Ce fut le ciel, et ce fut tout ! (...) Nos langues se croisaient, brûlantes, acérées; nos âmes se fondaient en une seule.

Auteur: Musset

Info: Gamiani ou deux nuits d'excès

[ embrasser ] [ fusion ] [ femme-homme ]

 

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couple

Cette nuit-là Jeanne est revenue dormir chez moi. C'était la deuxième nuit que nous passions ensemble et ce fut bon. J'ai toujours préféré les deuxièmes fois. On se connaît. On a repensé à la première fois. On a eu le temps de couver de nouveaux désirs, de comprendre après coup des préférences de l'autre à peine soufflées. La deuxième fois c'est encore meilleur.

Auteur: Prudhomme Sylvain

Info:

[ rencontre ] [ femme-homme ] [ progressivité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

sadisme

Belle Turquoise est très soumise et se laisse aimer sans trop de ménagement, la faim est un puissant aiguillon, elle ne proteste pas et en remerciement récolte des rebuffades, le jour de sa fête Gabriel lui a chié entre les nichons et l'a obligée à dormir par terre sous prétexte qu'elle n'était qu'une putain, une sale et misérable putain, ce sont ses propres termes, Belle Turquoise s'est tue et a pleuré tout bas puis elle s'est endormie, allons, monte dans le lit, crevarde, ah si je ne t'aimais pas comme je t'aime !

Auteur: Cela Camilo José

Info: In "San Camilo 1936", éd. Albin Michel, p. 182

[ acceptation ] [ justification ] [ femme-homme ]

 

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Ajouté à la BD par Benslama

rencontre

Je m'assis sur le lit. Dans cette chambre - l'après-midi d'un 22 février - Tania et moi avions fait l'amour pour la première fois. Nous l'avions fait grossièrement, inhibés par la culpabilité et l'inexpérience. Elle était vierge et moi, à l'exception de deux coïts expéditifs qui ne comptaient pas, je l'étais à peu près autant.

Nous nous étions emmêlés en nous déshabillant. Ses cheveux s'accrochèrent à la boucle de mon ceinturon, son chemisier se déchira et deux boutons de ma chemise sautèrent. Nous étions partagés entre la hâte et l'envie d'aller lentement. Nous ne savions pas comment nous placer et nous nous mîmes l'un sur l'autre comme deux tortues qui s'accouplent.

Auteur: Arriaga Guillermo

Info: Le bison de la nuit

[ maladresse ] [ sexe ] [ femme-homme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

humour noir

Alors que sa femme vient de subir une opération longue et risquée, un homme aborde le chirurgien pour connaître l’issue de l’intervention. Le médecin commence : "Votre épouse a survécu, elle vivra probablement plus longtemps que vous. Mais il y a des complications : elle ne pourra plus contrôler les muscles de son anus, donc la merde coulera continuellement de son derrière. Il y aura aussi un flux continu de gelée jaunâtre et nauséabonde qui sortira de son vagin, donc les rapports sexuels sont exclus. Et un dysfonctionnement buccal fera retomber la nourriture de sa bouche". Remarquant la panique sur le visage du mari, le chirurgien lui donne une tape amicale sur l’épaule et sourit : "Ne vous en faites pas, je plaisantais ! Tout va bien, elle est morte pendant l’opération".

Auteur: Zizek Slavoj

Info: Mes blagues, ma philosophie

[ couple ] [ femme-homme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

tissage

Était-il possible de se moquer d’un métier dont elle avait tiré tant d’années sa subsistance pour elle et ses deux enfants ? Ce n’était possible que pour un esprit inintelligent et superficiel. Edevart se sentait fâché contre elle. Il observait comme elle s’asseyait devant son métier, les genoux rapprochés pour paraître décente, elle qui venait justement de lui promettre une nuit ardente, sans avoir honte. Elle avait désappris la nature et appris l’artifice. Quand elle lui avait montré son jupon de dentelle, elle avait soulevé sa robe du bout de ses doigts, comme avec des pinces. Comment s’installait-elle autrefois à son métier ? Elle passait une jambe d’abord, sa jupe légère se tendait sur sa cuisse, son buste se courbait par deux fois, puis elle s’asseyait. C’était une belle et saine jeune femme qui s’asseyait à califourchon…

Auteur: Hamsun Knut

Info: Dans "Vagabonds", édition Pochothèque, trad. J. Petithuguenin, page 1124 - description de l'attitude de Lovise qui redécouvre, après un long séjour aux Etats-Unis, le quotidien qu'elle avait délaissé en Norvège

[ mépris ] [ maniérée ] [ érotisme ] [ femme-homme ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

relations amoureuses

Sandeau, Musset, Chopin… A travers les aventures rocambolesques de sa vie et les couples transitoires qu’elle [George Sand] forme avec ses compagnons successifs dans les décors variés de l’Europe, c’est toujours la même odeur qui persiste, de clinique et de désinfectant. Un hôpital de campagne qu’elle traîne après elle de Venise à Paris et de Paris à Nohant puis encore de Nohant à Majorque… Un bloc opératoire mobile, maternel, bienveillant. Pour ses amants ectoplasmes, ses amis translucides et fluidiques, ses appendices mâles si peu phalliques de plus en plus efflorescents. Sandeau est extrêmement paresseux et à peu près dépourvu de talent, elle l’oblige à se mettre à son bureau, le nourrit quand il oublie de le faire, se fatigue vite de le tenir à bout de bras sur ce bord de son propre néant où il titube. Musset abuse de l’alcool, se montre souvent grossier et violent, s’effondre de temps en temps en proie à des espèces de crises nerveuses qu’elle regarde assez lucidement comme des affaires de possession. Inondé de sueur il se tord et hurle et croit voir des fantômes tomber sur lui. Intensité de l’exhibition du lien démoniaque derrière les jets déclamatifs de passion. "Est-ce que l’amour élevé et croyant est possible ? Est-ce qu’il faut que je meure sans l’avoir rencontré ? Toujours saisir des fantômes et poursuivre des ombres !" s’écrit George Sand qui sait très bien qu’elle va de spectre en spectre quand elle dit chercher l’amour… Elle est frigide, raconte-t-on parfois ? Mais non, bien sûr, pas plus que n’importe qui. Et puis d’ailleurs, comment pourrait-elle "jouir" puisqu’elle n’a à sa disposition dans son lit que des ombres, fatalement ? Au fond ses amants de passage me semblent des incarnations assez modernes de l’espèce masculine, ils ne seraient pas déplacés aujourd’hui. Les bouclettes de Sandeau l’incapable, la vulgarité éthérée de Musset, le retrait digne et silencieux de Chopin derrière sa toux de Dame aux camélias… Le gâtisme final de son mari qui, à la veille de mourir, en 1869, écrit à Napoléon III pour lui demander la Légion d’honneur non pas en tant qu’ancien officier mais parce qu’il a été l’époux de Sand et qu’elle l’a fait cruellement souffrir…

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 606, à propos de George Sand

[ déceptions ] [ littérature ] [ femme-hommes ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson