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technologie

Comment Internet modifie le cerveau
L'écran aspire-t-il notre cerveau ?
À force de passer des milliers d'heures à naviguer sur Internet, Nicholas Carr en est arrivé à une conclusion : Internet modifie l'esprit. Dans son dernier livre, Internet rend-il bête ?*, le journaliste et écrivain américain constate, comme de nombreux " travailleurs de l'écran ", qu'il a de plus en plus de mal à se concentrer sur une tâche complexe, ou même à ne faire qu'une seule chose à la fois. La vie en mode zapping fait des dégâts. " J'ai le sentiment désagréable que quelqu'un, ou quelque chose, bricole avec mon cerveau ", explique-t-il. Amoureux du Net, l'auteur a d'autant plus de difficultés à en dire du mal : Internet " est un si bon serviteur qu'il serait déplacé de remarquer qu'il est aussi notre maître ", s'amuse-t-il.
Ce qui importe, selon Nicholas Carr, ce n'est pas tant le contenu diffusé par les médias que la façon de les diffuser. " Les médias opèrent leur magie, ou leurs méfaits, sur le système nerveux lui-même ", explique-t-il. Notre cerveau est enfermé dans la boîte crânienne, ce qui nous laisse penser - à tort - qu'il serait insensible aux événements extérieurs ; qu'il les capterait et les analyserait sans en subir les influences. Mais " le cerveau est et sera toujours un chantier en cours ", rappelle l'auteur.
L'esprit devient affamé
Reprenant la thèse selon laquelle l'activité du cerveau le modèle et le façonne en permanence, comme l'eau qui coule dans le sable crée des chemins qu'elle empruntera toujours par la suite, Nicholas Carr tire la sonnette d'alarme. Les " médias électriques " ont changé notre façon de percevoir le monde. Radio, télévision, Internet : tous nous crient l'urgence de les consulter, au contraire des journaux papier et des " livres poussiéreux " d'antan, qui nous chuchotaient qu'on avait tout le temps pour les consulter au calme.
Résultat : "Le plongeur qui, naguère, explorait l'océan des mots, en rase maintenant la surface à la vitesse de l'éclair." Dans un clin d'oeil à Descartes, Nicholas Carr affirme même que " nous devenons ce que nous pensons ". L'effet est pire sur les jeunes, qui sont nés avec Internet. Selon une étude citée dans l'ouvrage, certains enfants trop habitués aux pages web ne sauraient plus vraiment lire une page de haut en bas et de gauche à droite. L'addiction est aussi présente : " Mon esprit n'était pas seulement à la dérive, il avait faim. Il demandait à être alimenté comme le Net le nourrit - et plus il était nourri, plus il avait faim. " La " surcharge cognitive " est telle que la capacité à réfléchir est menacée.
Nouvelle ère
Un constat alarmant ? Pas forcément. Nicholas Carr entrevoit une nouvelle ère pour la pensée, qui nous sortirait définitivement des Lumières et du rationalisme. En jeu, de nouveaux mécanismes cognitifs, dont on ne sait pas encore s'ils sont meilleurs ou moins bons que ceux que nous avions tous il y a encore vingt ans.
L'habitude du zapping, par exemple, permet de traiter plusieurs tâches à la fois de façon plus efficace, mais réduit la capacité à résoudre des problèmes complexes, et à mémoriser des souvenirs. Autre exemple : la généralisation du guidage GPS atrophie la partie du cerveau chargée de l'orientation dans l'espace, mais libère du temps et des neurones pour d'autres activités. Pour le moment, nous savons simplement que nous avons " sacrifié des parties de notre cerveau " au profit d'autres apports, que nous commençons tout juste à entrevoir. Reste à savoir si nous serons perdants. Le bilan semble négatif aujourd'hui, mais Carr veut être optimiste : peut-être l'homme apprendra-t-il bientôt a tirer profit de sa nouvelle capacité à ne jamais se concentrer...
Commentaire : Euh... pardon? Sa "nouvelle capacité"?
Demain, tous transformés
Ceux qui passent des heures sur leur écran et qui, le soir venu, se demandent ce qu'ils ont fait de leur journée, se reconnaîtront bien dans le livre de Nicholas Carr. Certains passages les feront sourire, notamment le récit de sa tentative de désintoxication durant la rédaction du livre. " Le démantèlement de ma vie en ligne ne s'est pas fait sans douleur [...] De temps en temps, je m'offrais une journée entière d'orgie sur le Net ", raconte-t-il.
Seul regret, la traduction depuis l'anglais du vocabulaire technique n'est pas toujours parfaite. Par exemple, le sigle ISP, qui signifie " Internet Service Provider ", c'est-à-dire fournisseur d'accès à Internet, n'est ni expliqué ni traduit. L'abonnement (account) qui va avec est traduit par " compte ". Quelques lignes plus loin, c'est la connexion broadband (haut-débit) qui est traduite par " large bande ". Mais ces petits détails ne sont pas gênants pour la compréhension. Internet rend-il bête ? n'en est pas moins un ouvrage ambitieux, qui essaie de cerner les évolutions du cerveau et de la pensée à l'ère numérique, et de nous préparer à ce qui nous attend dans le monde encore plus connecté de demain. Un livre à recommander à tous les forçats du Web !

Auteur: Internet

Info: Science de l'Esprit, Le Point 10 novembre 2011

[ sociologie ] [ lecture ]

 

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simplification

Le sexisme comme le racisme commence par la généralisation. C'est-à-dire la bêtise.

Auteur: Proverbe africain du Rwanda

Info:

[ stupide ]

 

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biogenèse

Il est je crois justifiable de faire cette généralisation que tout ce qu'un chimiste organique peut synthétiser peut être fait sans lui. Tout ce qu'il fait, c'est d'augmenter la probabilité qu'une réaction donnée se produise. Il est donc tout à fait raisonnable de supposer qu'avec suffisamment de temps et dans de bonnes conditions, les nucléotides, acides aminés, protéines et les acides nucléiques émergeront par des réactions qui, bien que moins probables, sont aussi inévitables que celles par lesquelles le chimiste organique réalise ses pronostics. Alors pourquoi pas des systèmes de type virus auto-réplicants capables d'évolutions ultérieures ?

Auteur: Beadle George Wells

Info:

[ hasards ]

 

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séquençages

Les sciences ont commencé à se développer. Leur fondement philosophique n'a jamais été très solide. Débutant comme de modestes opérations de sondage pour démêler les œuvres de Dieu dans ce monde, suivant ses traces dans la nature, elles ont graduellement été amenées à des généralisations de plus en plus gigantesques. Comme les pièces du puzzle géant ne semblaient jamais s'emboîter parfaitement, il a fallu construire des sous-ensembles de puzzles plus petits et plus homogènes, pour chacun desquels l'ajustement était meilleur.

Auteur: Chargaff Erwin

Info: Voices in the Labyrinth. Perspectives in Biology and Medicine, VII, Volume 18, Spring 1975, (p. 323)

[ structure générale ] [ organisation globale ] [ phylogénie ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

capitalisme

La conclusion logique de la société de marché, c'est la prostitution généralisée, la transformation du genre humain en prestataire ou clients, une armée de petites mains prodiguant des soins multiples aux prospères pressés. Mais c'est aussi la généralisation du soupçon puisqu'il n'est pas un sourire, un geste qui ne puisse être vu comme un calcul, ne soit chargé d'arrière-pensées mercenaires.

Auteur: Bruckner Pascal

Info: Misère de la prospérité, p.170, Livre de Poche, n°30025

 

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réflexion

Whitehead a un jour décrit la mentalité de la science moderne de la façon suivante : elle a été forgée dans "l'union d'un intérêt passionné pour les faits détaillés et un égal attachement à la généralisation abstraite". On peut grossièrement décrire la linguistique moderne comme passionnément intéressée par les faits détaillés et la grammaire philosophique comme également attachée à la généralisation abstraite. Il me semble que le moment est venu d'unir ces deux courants majeurs et de développer une synthèse tirée de leurs réalisations respectives.

Auteur: Chomsky Noam

Info: Le Langage et la Pensée

[ langage ] [ sémantique ] [ analogie ]

 

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compromission

Les progrès fulgurants réalisés dans le domaine de la communication médiatique, loin d'amener à des analyses un peu fouillées et objectives des données d'un conflit, entraînent au contraire une généralisation de quelques idées simples et mobilisatrices destinées à justifier le conflit. Il est malheureux que les recherches académiques, au lieu de prendre leurs distances par rapport au discours des médias, lui fournissent le plus souvent la matière qui alimente ce discours et le légitime.

Auteur: Corm Georges

Info: Pour une lecture profane des conflits

[ universités ] [ pouvoir ]

 

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intelligence artificielle

Les réseaux neuronaux profonds (DNN) sont analysés via le cadre théorique du principe du goulot d'étranglement de l'information (IB). Nous montrons d'abord que tout DNN peut être quantifié par l'information mutuelle entre les couches et les variables d'entrée et de sortie. A l'aide de cette représentation, on peut calculer les limites théoriques d'information optimales du DNN et obtenir des limites de généralisation d'échantillons finis. L'avantage de se rapprocher de la limite théorique est quantifiable tant par la généralisation liée que par la simplicité du réseau. Nous soutenons que tant l'architecture optimale, le nombre de couches et les caractéristiques/connexions de chaque couche, sont liés aux points de bifurcation de l'arbitrage du goulet d'étranglement de l'information, à savoir la compression pertinente de la couche d'entrée par rapport à la couche de sortie. Les représentations hiérarchiques du réseau en couches correspondent naturellement aux transitions de phases structurelles le long de la courbe d'information. Nous croyons que cette nouvelle perspective peut mener à de nouvelles limites d'optimalité et à de nouveaux algorithmes d'apprentissage en profondeur.

A) Stade initial : La couche de neurones 1 encode toute l'information qui rentre (input data), y compris toutes les étiquettes (labels, polarités) Les neurones de cette couche étant dans un état quasi aléatoire, avec peu ou pas de relation entre les données et leurs étiquettes.
Ainsi chaque neurone artificiel qui se déclenche transmet un signal à certains neurones de la couche suivante en fonction des variables d'entrée et de sortie. Le processus filtre le bruit et ne retient que les caractéristiques les plus importantes.

B) Phase de montage : à mesure que l'apprentissage en profondeur commence, les neurones des couches (layers) suivantes obtiennent des informations sur l'entrée qui s'adaptent mieux aux étiquettes.

C) Changement de phase: la couche (calque) change soudainement de vitesse et commence à "oublier les informations" de l'input.

D) Phase de compression: les couches supérieures compriment leur représentation des données d'entrée en ne conservant ce qui est le plus pertinent pour les infos de sortie. Elles précisent l'étiquetage.

E) Phase finale : la dernière couche obtient le meilleur équilibre entre précision et compression, ne conservant que ce qui est nécessaire pour définir l'étiquette.

Auteur: Tishby Naftali

Info: Bottleneck Theory of Deep Learning, abstract

[ classification ] [ tri ] [ informatique ] [ discernement ] [ pattern recognition ]

 

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dénigrement

En tant que pièce littéraire, Les particules élémentaires ressemblent à un mauvais pastiche - de Camus, Foucault et Bret Easton Ellis - qui se sent mal à l'aise avec lui-même. Et en tant que tract philosophique, tout ceci témoigne d'une vision farouchement nihiliste et anti-humaniste, fondée sur des généralisations grossières et une logique bidon ridicule. C'est une lecture profondément répugnante.

Auteur: Kakutani Michiko

Info:

[ vacherie ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

beaux-arts

Seule la myopie peut excuser les généralisations floues de l'ignorance. Dans l'art supérieur, comme dans la science pure, c'est le détail qui compte.

Auteur: Nabokov Vladimir

Info: Partis pris, p.190, 10|18 n°3352

[ acéré ] [ pointilleux ]

 

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