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USA

L'humour d'Alinsky pouvait être malin et provoquant, ce qui pouvait accentuer le ridicule de la situation. Ainsi, lors d'un conflit avec Kodak à Rochester ("la seule action positive de Kodak en faveur des noirs - coloreds - a été l'invention du film couleur"), il menaça de distribuer 100 places aux plus précarisés de la ville, pour leur permettre d'assister à un concert de prestige organisé par la firme. Il se proposait de les nourrir au préalable d'haricots rouges cuits, afin de provoquer les effets que l'on devine, qui plus est, dans une salle de concert remplie pour l'essentiel par les notables de la ville ! Là aussi, il n'eut pas besoin de passer à l'action, Kodak ayant accédé à ses demandes avant l'événement.

Auteur: Internet

Info:

[ révolte ] [ flatulence ] [ subversion ]

 
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humour noir

Alors que sa femme vient de subir une opération longue et risquée, un homme aborde le chirurgien pour connaître l’issue de l’intervention. Le médecin commence : "Votre épouse a survécu, elle vivra probablement plus longtemps que vous. Mais il y a des complications : elle ne pourra plus contrôler les muscles de son anus, donc la merde coulera continuellement de son derrière. Il y aura aussi un flux continu de gelée jaunâtre et nauséabonde qui sortira de son vagin, donc les rapports sexuels sont exclus. Et un dysfonctionnement buccal fera retomber la nourriture de sa bouche". Remarquant la panique sur le visage du mari, le chirurgien lui donne une tape amicale sur l’épaule et sourit : "Ne vous en faites pas, je plaisantais ! Tout va bien, elle est morte pendant l’opération".

Auteur: Zizek Slavoj

Info: Mes blagues, ma philosophie

[ couple ] [ femme-homme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

éloge

Sa prétention à une érudition profonde et obscure, ses entreprises gaffeuses en pseudo-humour guindé et travaillé, ses éclats et préjugés critiques, souvent au vitriol, doivent tous être reconnus et pardonnés. Par-dessus et au-delà, les rapetissant jusqu'à l'insignifiance, il y avait une vision maîtresse de la terreur qui nous oppresse de l'intérieur et de l'extérieur, du ver qui se tord et bave dans ces abîmes si hideusement proches. Pénétrant toutes les horreurs purulentes de cette gaie et moqueuse toile nommée existence, cette solennelle mascarade des sentiments de la pensée humaine, cette vision eut le pouvoir de se transmuter et se projeter en de noires cristallisations magiques, jusqu'à ce qu'elles fleurissent dans la stérile Amérique des années mille huit cent trente et quarante, comme de ces jardins nourris par la lune, tapissés de magnifiques champignons vénéneux dont même la plus sombre et profonde pente de Saturne n'oserait se vanter.

Auteur: Lovecraft Howard Phillips

Info: Eldritch Tales, A Miscellany of the Macabre, à propos d'Edgar Allan Poe. Trad. Mg

[ ténébreux ] [ sinistre ] [ lugubre ] [ littérature ]

 

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humour

Après 25 ans de mariage, j'ai regardé ma femme et lui ai dit :
- Chérie, il y a 25 ans, on avait un petit appartement, une vieille voiture, on dormait sur le canapé en regardant une télé en noir et blanc de 10 pouces, mais je dormais avec une jeune blonde de 25 ans...
Maintenant on a une maison à 500 000 €, une Mercédès à 50 000 €, un lit à eau, une télé couleur écran plat de 50 pouces, et je dors avec une vieille de 50 ans.
Ma femme qui est très vive d'esprit m'a dit : - Tu as juste à te trouver une jeune blonde de 25 ans et mon avocat fera en sorte que tu te retrouves dans un petit appartement, avec une vieille voiture, et que tu dormes sur un canapé en regardant une télé noir et blanc de 10 pouces.

Auteur: Fauré Christophe

Info: Maintenant ou jamais ! - La transition du milieu de vie. Savez vous comment guérir un homme de la crise de la cinquantaine?

[ couple ] [ femmes-hommes ]

 

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femmes-hommes

Après 25 ans de mariage, j'ai regardé ma femme et lui ai dit :
- Chérie, il y a 25 ans, on avait un petit appartement, une vieille bagnole, on dormait sur le canapé en regardant la télé en noir et blanc de 50cm...
MAIS, je dormais avec une belle jeune blonde de 25 ans !
Maintenant, on a une maison de 500.000 Euros, une BMW de 50.000 Euros, un lit à eau, une télé couleur écran plat de 120cm...
MAIS, je dors avec une vieille de 50 ans !
Ma femme a été très vive d'esprit, et elle m'a dit :
- T'as juste à te trouver une jeune blonde de 25 ans et je ferai en sorte que tu te retrouves dans un petit appartement avec une vieille bagnole, que tu dormes sur un canapé en regardant une télé noir et blanc de 50cm !

Auteur: Internet

Info:

[ humour ] [ divorce ]

 

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pléonasmes

Alors qu'ils étaient les premiers en tête, leur véhicule s'échoua sur une dune de sable. Il prit feu et fut complètement détruit. Le chauffeur claqua bruyamment sa porte.
Mais comme ils avaient toujours été solidaires les uns des autres, et qu'ils commençaient à geler de froid dans la nuit noire du désert, ils se réunirent pour discuter de savoir comment s'entraider mutuellement afin de définir la stratégie d'avenir : ils pourraient peut-être se cotiser à plusieurs, mais en sollicitant aussi des dons gratuits, avec comme but final de trouver 50 000 euros, au grand maximum, pour payer la construction d'une nouvelle voiture, par étapes successives. Selon les grands médias d'information, c'est à cause de l'oubli involontaire d'outils techniques (comme l'extincteur qu'il faudra certainement importer de l'étranger), à quoi s'est ajouté le hasard imprévisible de la topographie des lieux, que ce mauvais cauchemar, qui les a surpris à l'improviste, risque d'anéantir totalement le bel avenir qu'ils avaient devant eux.

Auteur: Internet

Info:

[ humour ] [ redondance ]

 

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personnage

À trente ans, Ophélie Labourette supplantait dans la mocheté et la disgrâce les culs de cynocéphales les plus tourmentés. Elle était intensément laide de visage et de corps, et le plus naturellement du monde, c'est-à-dire sans que jamais le moindre camion ne l'eût emboutie, ni qu'un seul virus à séquelles déformantes n'y creusât jamais ses ravages.
Jaillissant de sa tête en poire cloutée de deux globules aux paupières à peine ouvrables, elle imposait un pif patatoïde qu'un duvet noir séparait d'une fente imprécise qui pouvait faire illusion et passer pour une bouche.
Le corps était court et trapu, sottement cylindrique, sans hanches ni taille, ni seins, ni fesses. Une histoire ratée, sans aucun rebondissement. De ce tronc morne s'étiraient quatre maigrelettes ; les membres inférieurs, plus particulièrement, insultaient le regard. Rien ne permettait de discerner la jambe de la cuisse. L'un et l'autre affûtées dans le même moule à bâtons, s'articulaient au milieu par la protubérance insolite d'un galet rotulien trop saillant. Un trait, un point, un trait, c'étaient des jambes de morse. Moins affriolantes que bien des prothèses. Avec, pour seul point commun avec des jambes de femmes, une certaine aptitude à la marche.

Auteur: Desproges Pierre

Info: Chroniques de la haine ordinaire 1985

[ humour ] [ mocheté ]

 
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défenestration

C’était bien la peine d’avoir fait des études scientifiques longues : la hauteur h parcourue par un corps en chute libre en un temps t était en réalité précisément donnée par la formule h=1/2gt², g étant la constante gravitationnelle, ce qui donnait un temps de chute, pour une hauteur h, de √(2h/g). Compte tenu de la hauteur (cent mètres presque exactement) de mon immeuble, et du fait que la résistance de l’air pouvait pour ces hauteurs de chute être négligée, cela représentait un temps de chute de quatre secondes et demie, cinq secondes au maximum si l’on tenait absolument à introduire la résistance de l’air ; pas de quoi, comme on le voit, en faire un drame ; avec quelques verres de calvados dans le nez, il n’était même pas certain qu’on ait clairement le temps de penser. Il y aurait certainement bien davantage de suicides si les gens connaissaient ce simple chiffre : quatre secondes et demie. J’atteindrais le vol à une vitesse de 159 kilomètres/heure, ce qui était un peu moins agréable à envisager, mais bon, ce n’était pas de l’impact avant tout dont j’avais peur, mais du vol, et, la physique l’établissait avec certitude, mon vol serait bref.

Auteur: Houellebecq Michel

Info: Dans "Sérotonine", page 343

[ calculs ] [ humour noir ] [ suicide ] [ estimation ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

homme-animal

- À l'instant, quand vous avez dit à la serveuse que vous étiez une autorité en matière de langage des mouettes, dis-je en changeant de sujet, vous parliez sérieusement ?
Le visage de Gould s'éclaira.
- Quand j'étais petit, je passais l'été avec ma mère dans une station balnéaire de Nouvelle-Écosse du nom de Clementsport, et tous les étés un vieux monsieur m'attrapait une mouette que j'apprivoisais, et parfois j'avais l'impression que ma mouette me parlait, ou du moins qu'elle essayait. Plus tard, quand j'étais à Harvard, je passais souvent le samedi après-midi sur le quai terminal de Boston à écouter attentivement les mouettes, jusqu'au jour où elles ont réussi à se faire comprendre, et peu à peu j'ai appris le langage des mouettes. Je le comprends mieux que je ne le parle, mais je le parle mieux qu'on pourrait le croire. En fait, j'ai traduit un certain nombre de grands poèmes américains en mouette. Écoutez bien !
Il rejeta la tête en arrière et commença à glapir, gazouiller, criailler, piailler, glousser, jacasser, croasser, ponctuant çà et là ses cris de postillons. Ce vacarme avait des accents psalmodiés et sonores qui m'étaient vaguement familiers.
- Vous ne reconnaissez pas ? s'écria Gould d'une voix surexcitée. C'est "Hiawatha" ! C'est un extrait de la partie intitulée "L'enfance de Hiawatha". Écoutez ! Je vais vous le retraduire :

Sur les rives du Gitche Gumee
Sur les rives de la Grande-Eau-Marine scintillante
Se dressait le wigwam de Nokomis,
Fille de la lune, Nokomis.
Sombre au-delà s'élevait la forêt,
S'élevaient les pins noirs et funestes,
S'élevaient les sapins couverts de cônes...

Gould ricana ; dès l'instant où il s'était mis à parler des mouettes, son humeur était devenue allègre.
- Henry Wadsworth Longfellow se traduit parfaitement en mouette, dit-il. Dans l'ensemble, pour être franc, je trouve que ça rend bien mieux en mouette qu'en anglais.

Auteur: Mitchell Joseph

Info: Le secret de Joe Gould, pp. 79-80

[ transposition ] [ humour ]

 

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humour

C'était un pays où vivaient des souris. Elles vivaient comme vous et moi et tous les 4 ans elles élisaient un parlement. Ce jour-là on les aidait, on les transportait en bus aux bureaux de votes... Leur parlement était constitué de beaux et gras chats noirs.
Ces chats étaient de bons gars... Bon, ils mettaient principalement en place des lois pour protéger leurs propres intérêts. Par exemple il y en avait une qui obligeait les souris à laisser une entrée arrondie, assez grande pour que les chats puissent y passer la patte. Une autre loi interdisait aux souris de courir trop vite, et ainsi de suite. Après un temps sous ce régime les souris décidèrent de réagir. Plutôt que d'élire des chats noirs elles votèrent en masse pour les chats blancs... Qui décidèrent que les souris devaient avoir des entrées carrées, ce qui était même pire. Résultat les souris votèrent à nouveau pour les chats noirs, sans que cela apporte de changements notables. Alors on essaya avec des chats moitié blanc moitié noirs... Son nom : La coalition. Mais cela n'allait pas mieux. On alla ensuite jusqu'à élire des chats tachetés. Des chats qui essayaient de parler comme des souris mais qui mangeaient comme des chats. Sans succès.
Le problème était simple : ils étaient des chats.
Un jour arriva de très loin une petite souris. Elle vint s'exprimer devant une grande assemblée de ses congénères.
- Mes amis écoutez un humble compagnon qui à une idée à vous soumettre. Voilà : pourquoi continuons-nous à élire un gouvernement composé de chats. Pourquoi n'élisons-nous pas des souris, comme nous, au parlement ?
Mais, s'écrièrent toutes les souris en coeur... C'est UN COMMUNISTE.
La petite souris fut mise en prison.
Tout ça pour vous dire, mes amis, que si on peut enfermer un homme on ne peut le faire avec une idée.

Auteur: Douglas Thomas Clement Tommy

Info:

[ politique ] [ discours ] [ libération ]

 

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