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stabilité

Tant d'énergie est dépensée pour que tout soit bien immobile.

Auteur: Werber Bernard

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beaux-arts

Nous regardons pétrifiés, immobiles eux aussi ou évoluant lentement sur le fond d'un firmament nocturne, les hiéroglyphes de l'invisible. Nous les regardons : des forces qui sommeillaient en nous et attendaient depuis des millénaires, depuis le commencement, obstinément, patiemment, les forces qui éclatent dans la violence et le rutilement des couleurs, qui déroulent les espaces et engendrent les formes des mondes, les forces du cosmos se sont levées en nous, elles nous entraînent hors du temps dans la ronde de leur jubilation et ne nous lâchent pas, elles n'arrêtent pas - parce que même elles ne pensaient pas qu'il fût possible d'atteindre "un tel bonheur". L'art est la résurrection de la vie éternelle.

Auteur: Henry Michel

Info: voir l'invisible. Sur Kandinsky

[ philosophie ] [ mystère ]

 

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animal

Brochet : immobile à l'ombre d'un saule, c'est le poignard dissimulé au flanc du vieux bandit.

Auteur: Renard Jules

Info:

[ nature ] [ métaphores-comparaisons-etc ]

 

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haïku

L'homme
En train de sarcler le champ
Semble immobile.

Auteur: Kyorai Mukai Kanetoki Rakushisha

Info:

[ agriculture ] [ image ]

 

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écriture

Jamais il n'a eu la curiosité de se promener à la tombée du jour. Il traverse le pont tournant et remonte le quai. L'eau est calme; les péniches, immobiles et pansues, sont allongées comme des bêtes.

Auteur: Dabit Eugène

Info: Hôtel du Nord

[ description ]

 

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conscience

C'est la petite voix immobile, que l'âme observe, pas les souffles assourdissants de la damnation.

Auteur: Howells William Dean

Info:

[ introspection ]

 

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orphelin

Parfois, la nuit, Sarah se réveillait et trouvait sa petite soeur assise à la table dans le noir, immobile et les yeux fixes. Elle agissait ainsi depuis le décès de maman et elle avait continué de parler à papa longtemps après sa mort, comme s'il était encore avec elles dans la pièce, ce qui les amusait. Puis, au bout d'un moment, Ellen avait cessé de lui parler, et Sarah s'était dit que c'était à ce moment-là que papa les avait véritablement quittées.

Auteur: Fitzpatrick Kylie

Info: La Neuvième Pierre

[ enfance ] [ réminiscence ]

 

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illumination

On dirait que les lampes se sont usées avec le temps. Mais quelquefois un déclic se produit. Hier, j'étais seul dans la rue et un voile se déchirait. Plus de passé, plus de présent, un temps immobile. Tout avait retrouvé sa vraie lumière.

Auteur: Modiano Patrick

Info: L'herbe des nuits

[ éternité ]

 

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rencontre

La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux. Chute d'intensité lorsque la tension délicieuse des regards se dénoue en mots par la suite, ou en gestes amoureux. Tactilité des regards où se résume toute la substance virtuelle des corps (de leurs désirs ?) en un instant subtil, comme en un trait d'esprit - duel voluptueux et sensuel, et désincarné à la fois - épure parfaite du vertige de la séduction, et qu'aucune volupté plus charnelle n'égalera par la suite.

Auteur: Baudrillard Jean

Info:

[ oeil ]

 
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littérature

... Je m'assis au milieu du potager - les serpents n'auraient guère pu s'approcher sans être vus - et j'appuyai le dos contre un potiron jaune, que le soleil avait tiédi. Quelques coquerets, chargés de fruits, poussaient le long des sillons. J'écartai les gaines triangulaires qui protégeaient les fruits - on aurait dit des enveloppes de papier - et je mangeai quatre ou cinq baies. Tout autour de moi, des sauterelles géantes, deux fois plus grosses que les sauterelles de Virginie, faisaient de l'acrobatie parmi les feuillages desséchés. Les rats à bourse couraient sur le sol labouré. Dans le fond du vallon, le vent ne soufflait pas très fort, mais je l'entendais bourdonner sa chanson là-haut, sur la plaine où ondoyaient les hautes herbes. Sous mes jambes, la terre était chaude ; elle était chaude aussi quand je l'écrasais entre mes doigts. D'étranges petits insectes rouges apparurent et tournèrent autour de moi en escadrons flâneurs. Ils avaient le dos laqué de vermillon et semé de taches noires. Je restais aussi immobile que possible. Il ne se passa rien. D'ailleurs, je n'attendais aucun événement. Semblable à un potiron, j'étais simplement quelque chose qui gisait sous le soleil et recevait ses rayons, et je n'en demandais pas davantage. Je me sentais parfaitement heureux. Peut-être est-ce là ce qu'on éprouve quand on meurt et qu'on devient partie d'un grand tout, que ce soit l'air et le soleil, ou la bonté et la connaissance. Je ne sais pas, mais le bonheur, c'est ça : se dissoudre dans un grand tout. Et quand le bonheur nous vient, il nous vient aussi naturellement que le sommeil...

Auteur: Cather Willa

Info: Mon Antonia

[ être ] [ nature ]

 

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