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perdu

Nous avons une grande force, [...] c'est de ne pas savoir exactement ce que nous voulons. De l'incertitude profonde des desseins naît une étonnante liberté de manoeuvre.

Auteur: Anouilh Jean

Info: Becket

[ errer ] [ ouverture ]

 

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assurance

La maturité est la capacité à supporter l'incertitude.

Auteur: Finley John Huston

Info:

[ adulte ]

 

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médias

La contribution des nouveaux langages de la représentation à l'extermination douce du sens
"Les nouveaux langages de la représentation : ceux de l'information en direct, de l'actualité c'est à dire du flash et du gros plan - un attentat terroriste + une inondation + un viol + une exposition de peinture, tout se vaut - ceux de la publicité ou culte de la nouveauté, c'est à dire de ce qui est immédiatement identifiable, ceux de la performance sportive ou commerciale (ou au contraire du malheur) font trop de bruit et vendent trop de camelote pour être considérés comme "la réalité". Car "la réalité", exhibe et illuminée au néon, scotchée avec une étiquette indiquant le prix, enveloppée dans un emballage choc comme pour mieux nous prouver (mais surtout vous faire acheter) que ce que vous avez sous les yeux existe totalement, sans faille, sans "ombre", cette "réalité" là n'est pas la réalité. La lumière attire toujours ceux qui se réclament du dogme de la représentation, lequel est aussi celui de l'identité. Il ne leur vient jamais à l'esprit que le fait de clairement identifier, révéler à la lumière ou souligner au Stabilo tout ce qui évoque dans l'ombre, le clair-obscur, se dissimule et se dérobe dans le flou et l'incertitude de la présence - absence pourrait non pas éclairer, mais à dissiper le sens. Ce qu'il convient d'attaquer aujourd'hui - oui d'attaquer, nous y reviendrons - n'est rien moins que l'idéologie ambiante contemporaine sous toutes ses formes (économique, politique, esthétique) qui a le culot inouï de se faire passer pour réelle - et y parvient - alors qu'elle n'est que la redondance de l'univers déréalisant dans lequel nous évoluons : celui de l'hyperpositivité, de l'hyperprotection, de l'hyperexclusion, de l'hyperréalisme, l'univers de l'accomplissement même du sens dans un éternel présent au sein duquel plus rien ne peut advenir. Le monde est si plein qu'on y étouffe... Nous pouvons seulement imiter un geste antérieur, déclare Sherry Levine qui, afin de faire saisir cet arrêt du sens dans lequel il n'y a plus que des images d'images infiniment recyclées, procède à la reprographie de reproductions d'oeuvres d'art.

Auteur: Laplantine François

Info: Je, nous et les autres, Être humain au-delà des appartenances, Editions Le Pommier, 1999, pp. 129-130

[ vingtième siècle ] [ insignifiant ]

 

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postérité

A moins d'être un crétin, on meurt toujours dans l'incertitude de sa propre valeur et de celle de ses oeuvres.

Auteur: Flaubert Gustave

Info:

[ vanité ] [ bêtise ] [ certitude ]

 

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visionnaire

La possibilité du génie vient de ce que l'être humain n'est pas totalement prisonnier du réel, de la logique (néocortex) du code génétique, de la culture, de la société. La recherche, la découverte s'avancent dans la béance de l'incertitude et de l'indécidabilité. Le génie surgit dans la brèche de l'incontrôlable, justement là où rôde la folie. La création jaillit dans la liaison entre les profondeurs obscures psychoaffectives et la flamme vive de la conscience.

Auteur: Morin Edgar

Info: Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur, p.65, Seuil 2000

[ équilibre ]

 

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chair-esprit

Le libre-arbitre existe-t-il ? Comment le cerveau déforme la réalité temporelle
Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes. Et pourtant, une série d'expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu'on a l'habitude d'appeler notre libre-arbitre.
Même si elles sont largement débattues, tant du point de vue de leurs résultats scientifiques que de l'interprétation philosophique qui en est donnée, ces expériences sont plutôt troublantes !
Libre-arbitre et activité neurologique
Nous avons tous une notion intuitive de ce qu'est le libre-arbitre. Sur le plan biologique, il peut être associé à la notion d'action volontaire, qui s'oppose à celle de réflexe. Alors que les réflexes empruntent des chemins neuronaux simples (comme un rapide circuit via la moelle épinière), les actions volontaires font intervenir de nombreuses aires cérébrales.
1983 : L'expérience fondatrice de Benjamin Libet*
Dans l'expérience de Libet, on vous place devant une horloge qui défile rapidement, et on vous donne un bouton sur lequel vous pouvez appuyer au moment qui vous plaira. La seule chose qu'on vous demande c'est de retenir le nombre indiqué par l'horloge au moment où vous prenez votre décision d'appuyer. Dans le même temps, des électrodes placées sur votre crâne suivent votre activité cérébrale.
Ce dispositif permet de mesurer 1) le moment où vous prenez la décision d'appuyer, 2) le moment où votre cerveau commence à s'activer, et 3) le moment où vous appuyez physiquement sur le bouton. Et la découverte spectaculaire de Libet, c'est que l'activation cérébrale précède la décision consciente, et ce de plusieurs centaines de millisecondes.
Interprétée de manière brute, l'expérience de Libet semble condamner le libre-arbitre : vous avez l'impression de décider d'appuyer à un certain moment, mais votre cerveau a déjà décidé depuis presque une demi-seconde ! Comment puis-je être libre de décider quelque chose, si au moment où j'ai conscience de choisir, mon cerveau a déjà commencé à agir ? Comme on peut s'en douter, cette expérience possède de nombreux points faibles que les spécialistes n'ont pas été longs à relever.
Il y a tout d'abord les incertitudes de mesure, puisqu'on parle ici d'un écart de seulement quelques centaines de millisecondes. Ensuite le fait que l'estimation du moment de décision par le sujet lui-même n'est certainement pas très fiable : elle est subjective et l'horloge peut constituer une source de distraction et donc d'erreur. Enfin, le signal électrique relevé dans le cerveau pourrait être simplement un signal "préparatoire", qui indique que le cerveau s'active mais qui ne détermine pas spécifiquement la décision que l'on va prendre.
Bref, il y a plein de critiques à faire à l'expérience de Libet, et qui permettent de se rassurer quant à l'existence de notre libre-arbitre. Tout va bien donc, jusqu'à une nouvelle expérience réalisée en 2008, et qui s'affranchit de la plupart de ces critiques.
Dans cette nouvelle expérience, plusieurs choses diffèrent par rapport au protocole de Benjamin Libet. Tout d'abord, le sujet dispose de 2 boutons, un dans sa main gauche et un dans sa main droite. Il peut appuyer quand il le souhaite, soit à gauche soit à droite. Ensuite, le cerveau du sujet est suivi cette fois dans une IRM, ce qui permet d'observer simultanément l'activité de tout un ensemble d'aires cérébrales.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats de cette expérience sont perturbants. D'une part, l'IRM révèle qu'une activité cérébrale préparatoire existe 7 à 10 secondes AVANT que le sujet ne prenne sa décision d'appuyer. Encore plus troublant, cette activité cérébrale permet dans une bonne mesure de prédire de quel côté le sujet va appuyer.
Oui oui, vous avez bien lu, plusieurs secondes avant que vous soyiez conscient de choisir, votre cerveau a déjà décidé entre droite et gauche, et l'IRM peut révéler le côté qui sera choisi !
Pour modérer un peu ce résultat apparemment catastrophique pour notre libre-arbitre, il faut noter que la prédiction faite par l'IRM est loin d'être infaillible, puisqu'elle fonctionne au mieux dans 60% des cas, ce qui est significativement mieux que le hasard, mais reste tout de même limité.
Quelle conclusion raisonnable tirer de ces expériences ?
Il faut savoir qu'il n'existe chez les scientifiques et les philosophes aucun consensus quant à l'interprétation de ces expériences. Pour certains comme Patrick Haggard, le libre-arbitre n'existe tout simplement pas, il affirme "We feel that we choose, but we don't". Pour d'autres, au contraire, ces expériences n'ont aucune valeur, "Circulez ya rien à voir !".
Une position intermédiaire raisonnable c'est d'admettre que ces expériences montrent au moins que nos intentions ne sont pas systématiquement à l'origine de nos actions. Les processus inconscients jouent peut être un plus grand rôle que nous ne pouvions le penser, et la conscience d'une décision est un phénomène qui se construit au cours du processus de décision, pas à son origine.
Comme cette conclusion prudente semble quand même en mettre un coup à notre vieille notion de libre-arbitre, une manière de se rassurer c'est de considérer que notre cerveau prépare nos décisions assez en avance par rapport à notre conscience, mais qu'il nous laisse jusqu'au dernier moment un droit de veto. Il semblerait qu'une des fonctions de cette aire appelée SMA soit justement de pouvoir inhiber certaines actions décidées et préparées en amont. Donc jusqu'au dernier moment, on aurait le choix de ne pas faire. C'est ce que les anglo-saxons appellent le "free won't", par analogie au libre-arbitre appelé "free will".
Pour d'autres philosophes comme Dan Dennett, ces expériences sont correctes, mais elles ne sont pas incompatibles avec le libre-arbitre. Ces philosophes adhèrent à une position appelée compatibilisme, selon laquelle la réalité est totalement déterministe mais le libre-arbitre existe quand même. J'avoue que je ne comprends pas ce que ça signifie, et que pour moi ça ressemble beaucoup à une posture de façade "pour sauver les meubles". Ce qu'on peut comprendre car si le libre-arbitre était vraiment réfuté, les conséquences pour la société pourraient être terribles.
Les implications morales de l'absence de libre-arbitre
Imaginons que l'on montre scientifiquement que le libre-arbitre n'existe pas, alors on est mal car toutes nos lois et notre droit reposent sur la notion de responsabilité individuelle : nous sommes responsables de nos actes car nous sommes libres de les accomplir ou pas.
D'ailleurs en droit, pour être puni d'un crime, il faut qu'il y ait à la fois l'intention et l'action. La pensée n'est pas un crime, donc si vous avez juste l'intention de commettre un forfait, on ne peut pas vous condamner pour ça (encore que ce ne soit pas totalement vrai, notamment dans le cas de la préparation d'actes terroristes). Réciproquement, si quelqu'un commet un crime mais est jugé irresponsable, il ne sera pas condamné. Donc si le libre-arbitre n'existe pas, nous sommes tous irresponsables de nos actes et toutes nos structures juridiques s'effondrent !
Ceci a amené Dan Dennett à mettre en garde les scientifiques à ne pas trop faire d'annonces intempestives au sujet de leurs expériences sur le libre-arbitre !...
Pour aller plus loin...
Il faut ajouter un commentaire sur ce résultat de 60% de prédiction du côté gauche/droit quand on fait l'IRM. Cela peu paraître peu, bien peu. Mais songez que l'IRM est loin d'être en général un prédicteur parfait de nos actes. Ce qu'ont notamment montré les auteurs, c'est que même en utilisant l'information disponible dans le cortex moteur après la prise de décision et pendant le mouvement, on n'arrivait à correctement prédire le côté que dans 75% des cas. Alors qu'en théorie on devrait être capable de le faire à 100%. Cela montre que l'IRM est une information peut être trop agrégée pour permettre une prédiction très fiable.
Ainsi une récente étude montre qu'en faisant un suivi individuel de neurones avec des électrodes implantées dans le cerveau (plutôt qu'une IRM), on peut prédire le résultat avec une acuité de 80%, et ce 700 millisecondes avant la décision consciente. Tout ça pour dire que rien ne nous met à l'abri de futures expériences avec de meilleurs systèmes de mesure et de prédiction, qui pourraient deviner nos décisions 5 secondes en avance avec 90% de fiabilité.
Pour finir sur un peu de philo, ces expériences semblent au moins réfuter le modèle dualiste du corps et de l'esprit. Dans ce modèle popularisé par Descartes, l'esprit existe indépendamment du corps, et est capable de le contrôler. Si cette vision était correcte, alors le sentiment d'avoir l'intention d'agir (qui viendrait de l'esprit) devrait précéder les manifestations cérébrales et musculaires (du corps). Il paraît que les philosophes dualistes, ça n'existe plus, mais malgré tout la vision dualiste reste probablement la plus reflétée dans le langage commun, quand on dit "JE décide" (esprit), mais "le cerveau s'active" et "le muscle bouge" (corps).

Auteur: Internet

Info: sciencetonnante.wordpress.com,*voir aussi les expériences de Walter Grey

[ sciences ]

 

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existence

Le véritable intérêt de la vie vient précisément de son obscurité ; elle est indéchiffrable, illogique et incertaine, et c'est pour cela que les plus difficiles l'aiment avec une triste passion. Si le mot de l'énigme nous était révélé à l'oreille, vers l'époque de l'âge de raison, pourrions-nous encore vivre ? N'ayant plus d'incertitude, nous n'aurions plus d'espérance. Le mot du philosophe : je vis par curiosité, s'applique à toutes les vies. La certitude est un état d'anéantissement.

Auteur: Gourmont Rémy de

Info: Épilogues, 2, Mercure de France 1923 <septembre 1899, p.79>

[ intéressante ] [ mystérieuse ]

 

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hésiter

L'incertitude est le pire de tous les maux, jusqu'au moment où la réalité nous fait regretter l'incertitude.

Auteur: Karr Alphonse

Info:

[ faute ]

 

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hésiter

Douter, ce n'est pas, comme je croyais, s'installer dans l'incertitude; c'est nourrir, l'une après l'autre, deux certitudes contradictoires.

Auteur: Merle Robert

Info:

[ dilemme ]

 

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imagination

C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume.

Auteur: Wilde Oscar

Info: Le portrait de Dorian Gray

[ flou ] [ perdu ] [ positiver ]

 

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