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science-religion

Celui par exemple qui voudrait se servir de ses certitudes sur la science contre l’Eglise pourrait actuellement se voir opposer cette devinette actuelle : quelle est l’Académie qui comporte en ce moment vingt-quatre prix Nobel ? Réponse : l’Académie pontificale des sciences, la Pontificia Academia Scienciarum ou Academie dei Lincei, fondée par un prince romain qui soutenait Galilée, tombée en sommeil, arrachée à son néant par Pie IX, la bête noire du 19e, restaurée, très active aujourd’hui et réunissait ce qu’il y a de plus compétent dans le monde pour discuter de la formation des galaxies, des neutrinos massifs, des quasars, etc.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 361

[ liens ] [ influence ] [ ironie ]

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ironie

Quand l’homme ne sait pas ou ne sait plus, il se tourne vers Dieu… Qui n’en sait pas plus que lui, qui ne répond jamais, mais c’est toujours rassurant de savoir qu’il existe un être supérieur, sourd, muet et complètement désintéressé de ses ouailles, dans les mains duquel on peut mettre son destin.

Auteur: Berrouka Karim

Info: Le club des punks contre l'apocalypse zombie

[ religions ] [ croyances ]

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Ajouté à la BD par miguel

patronyme

Baudelaire est le nom d’une ouverture sobre, d’une passe, d’un passage à travers l’épaisseur du 19e. Sans lui, nous n’aurions pas de nom pour désigner l’autre côté de la dixneuviémité, son extériorité bizarre et sa conjuration sans cesse répétée dans l’ironie et la solitude. Ça doit d’ailleurs être la raison pour laquelle on a commencé par le déformer, ce nom, quand il est apparu dans les journaux, les médias de ce temps-là. En lui mettant un e pour faire plus beau. Or, le nom de Baudelaire vient de l’ancien français badelaire qui désigne une épée à deux tranchants (voir Rabelais dans le prologue du Tiers Livre de Pantagruel : les Corinthiens occupés à "affiler cimeterres, brancs d’acier, badelaires"). En écrivant Beau, on retire les tranchants. On émousse le fil, les choses rentrent dans l’ordre. Dans le tas. Les Fleurs du Mal redeviennent de la botanique poétique.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 208

[ affadissement ] [ modification ]

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Ajouté à la BD par Coli Masson

ironie

L'humour c'est l'arme blanche des hommes désarmés ; c'est une déclaration de dignité, de supériorité de l'humain sur ce qu'il lui arrive.

Auteur: Gary Romain

Info:

[ distanciation ] [ défense ]

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Ajouté à la BD par miguel

syndrome cognitif

Dans un de ses cours consacrés aux mécanismes cérébraux impliqués dans la lecture, Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, citait cet extrait de Feu pâle, de Vladimir Nabokov : "Nous sommes absurdement accoutumés au miracle de quelques signes écrits capables de contenir une imagerie immortelle, des tours de pensée, des mondes nouveaux avec des personnes vivantes qui parlent, pleurent, rient. (…) Et si un jour nous allions nous réveiller, tous autant que nous sommes, et nous trouver dans l’impossibilité absolue de lire ?"

Comme c'est en général la règle dans les études de cas, on n'aura que ses initiales. Institutrice américaine de quarante ans, M. P. a eu la douleur de faire de l'hypothèse de Nabokov sa réalité. Racontée le 7 janvier dans la revue Neurology, son histoire commence un jeudi d'octobre 2012, en classe, devant ses jeunes élèves de maternelle. Comme tous les matins, l'enseignante doit faire l'appel. Mais à sa grande surprise, la liste de présence dont elle se sert tous les jours est couverte de signes mystérieux auxquels elle ne comprend goutte. Ainsi qu'elle se le rappelle, la feuille "aurait pu aussi bien être couverte de hiéroglyphes". Les notes qu'elle a préparées pour faire sa classe s'avèrent elles aussi incompréhensibles... M. P. rentre chez elle ce jeudi et, au cours des 48 heures qui suivent, elle éprouve de nouvelles difficultés : elle a du mal à trouver ses mots et sa réflexion est ralentie. Le samedi, sa mère l'emmène aux urgences.

C'est un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a causé tout cela. M. P. ne s'est rendue compte de rien mais, dans son cerveau, une petite zone située dans la région occipito-temporale gauche s'est déconnectée et elle restera hors service toute sa vie. On la connaît sous le nom d'aire de la forme visuelle des mots (AFVM) et c'est elle qui est responsable de l'identification visuelle de l'écrit. Cette désactivation n'interrompt pas l'accès au reste des aires cérébrales impliquées dans le langage. M. P. comprend ce qu'on lui dit, parle normalement mais elle ne peut plus lire. En revanche, elle sait toujours écrire ! Les neuroscientifiques parlent d'alexie (incapacité à lire) sans agraphie (incapacité à écrire) ou bien d'alexie pure. Les cas sont très rares et le premier que la littérature scientifique recense est un cas français, décrit en 1892 par le neurologue Jules Dejerine.

M. P. croit d'abord que la zone lésée s'est juste remise à zéro et qu'avec les outils qu'elle connaît bien, elle va pouvoir réapprendre à lire. Et elle ne veut pas laisser sa passion pour les mots écrits s'envoler sans se battre. Mais la porte est fermée et pour de bon : M. P. ne peut pas faire du "b-a ba", tout simplement parce qu'elle ne "voit" ni les "b", ni les "a". Le message que ses yeux lui envoient à la vue des lettres arrive bien à son cerveau mais il ne passe pas la douane des mots. Toutefois, M. P. est tenace. Elle s'aperçoit qu'un autre sens que la vue peut venir à sa rescousse et c'est probablement ce qui fait la beauté de son cas, si l'on met de côté l'ironie cruelle qu'il y a à voir une spécialiste de l'apprentissage de la lecture frappée d'alexie.

Sa roue de secours, M. P. va la trouver dans... le geste. Ses yeux ne lui sont pas d'une grande aide mais sa main a encore la mémoire des lettres tracées. En voyant un mot, l'enseignante ne reconnaît pas la première de ses lettres. Alors, elle se met à dessiner avec le doigt toutes les lettres de l'alphabet, jusqu'à ce qu'elle arrive à celle dont elle voit la forme sans savoir le nom. L'exemple donné dans l'étude est celui du mot "mother" (mère en anglais). M. P. utilise son astuce pour les trois premières lettres, "m", "o" et "t", puis elle complète le mot d'elle-même. Les auteurs de l'article précisent d'ailleurs que, dans son travail de rééducation, M. P. a de vagues réminiscences à la vue de certains mots, des "émotions qui semblent appropriées". Ainsi, à la vue du mot "dessert", elle s'exclame : "Oh, j'aime ça !" En revanche, en voyant le mot "asperge", elle explique ne pas vouloir le déchiffrer car quelque chose en lui la dérange.

Malgré tous ses efforts, malgré la "béquille" qu'elle a trouvée pour déchiffrer, très laborieusement, quelques mots, M. P. ne relira plus jamais de manière automatique et fluide. Elle a dû abandonner son métier et travaille désormais à l'accueil d'un centre sportif. Lire une histoire aux enfants, comme elle le faisait dans sa classe, est la chose qui lui manque le plus, plus encore que dévorer un ouvrage pour elle-même. Et elle a l'intention d'écrire les mémoires d'une institutrice qui ne sait plus lire.

Auteur: Barthélémy Pierre

Info: 9 janvier 2014, sur son blog. Le cas décrit ici est très similaire à celui d'Howard Engel

[ altération mentale ]

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pessimisme

Sous nos yeux, le monde s’uniformise ; les moyens de télécommunication progressent ; l’intérieur des appartements s’enrichit de nouveaux équipements. Les relations humaines deviennent progressivement impossibles, ce qui réduit d’autant la quantité d’anecdotes dont se compose une vie. Et peu à peu le visage de la mort apparaît, dans toute sa splendeur. Le troisième millénaire s’annonce bien.

Auteur: Houellebecq Michel

Info: Extension du domaine de la lutte

[ ironie ]

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commercial

La belle affaire de vendre une paire de chaussures à une personne qui a besoin d’une paire de chaussures ! Je n’appelle pas ça un vendeur, mais un distributeur. Ah, si vous réussissez à vendre à un monsieur qui est venu pour acheter un pyjama rayé, une tondeuse à gazon et un service à porto, d’accord, vous avez droit à toute notre reconnaissance…

Auteur: Frédérique André

Info: Dans "Sketches inédits", page 44

[ superflu ] [ vente forcée ] [ ironie ]

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ennui festif

"Lorsque deux d’entre vous seront réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux."
(Matthieu, 17, 13). C’est bien là tout le problème : réunis au nom de quoi ? Qu’est-ce qui pourrait bien, au fond, justifier d’être réunis ?

Auteur: Houellebecq Michel

Info: Interventions, tome 2 : Traces. QU’EST-CE QUE JE FOUS AVEC CES CONS ?

[ ironie ]

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paradoxe

C'est la grande ironie de la génétique évolutionnaire moderne que les tendances explicatives se soient de plus en plus déplacées vers une adaptation optimale, alors que les développements techniques de la génétique des populations au cours des 30 dernières années ont de plus en plus pu montrer l'efficacité de la non adaptatvité* au sein des forces de l'évolution.

Auteur: Lewontin Richard C.

Info: A Natural Selection Nature, Volume 339, Number 6220, 11 May, 1989 (p. 107) *qui privilégie la survie à la reproduction

[ complexification ]

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sarcasme

L'ironie est une servante déloyale ; sauf à être être étroitement surveillée, elle tend à révéler la folie de son maître apparent.

Auteur: O'Connell Mark

Info: Epic Fail: Bad Art, Viral Fame, and the History of the Worst Thing Ever

[ révélateur ]

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