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plénitude

A peine rosée dans les lointains, de part et d'autre de leur champ de vision, la plage disparaissait en un vaste éblouissement. Sur l'Atlantique, bleu délavé, de longs rouleaux déferlaient avec lenteur dans un bruit de torrent. Quelques jangadas tirées haut sur la grève, de rares baigneurs éparpillés, rien ne venait entacher leur impression de se trouver ailleurs, au bout du monde, dans une de ces parenthèses ou l'esprit, miraculeusement amnésique et apaisé, se réconcilie soudain avec lui-même.
- Tu vois, disait Moéma, je pourrais rester comme ça toute ma vie. Vrai, toute ma putain de vie à regarder les vagues, un verre à la main...

Auteur: Blas de Roblès Jean-Marie

Info: Là ou les tigres sont chez eux, Médicis 2008

[ océan ] [ bien-être ] [ littérature ]

 

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adéquation

Rythme et harmonie
La préférence pour la rapidité dans la tactique n'est pas la vraie Voie. En toutes choses, tant que l'on n'est pas en harmonie avec les rythmes, on tergiverse sur rapidité ou lenteur. Lorsque l'on est devenu expert dans toutes les voies, on ne semble pas rapide aux regards des autres.

Auteur: Musashi Miyamoto

Info: Traité des cinq roues : Gorin-no-sho

[ technique ] [ maitrise ] [ combat ] [ samouraï ] [ osmose ]

 

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sérénité

Je me sens fort dans la vitesse et heureux dans la lenteur.
C'est pourquoi je préfère la lenteur.

Auteur: André Christophe

Info: Psychologies Magazine, février 2014

[ pesanteur ]

 

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ballade

La lenteur, c'est de coller parfaitement au temps, à ce point que les secondes s'égrènent, font du goutte-à-goutte comme une petite pluie sur la pierre. Cet étirement du temps approfondit l'espace. C'est un des secrets de la marche : une approche lente des paysages qui les rend progressivement familiers. C'est comme la fréquentation régulière qui augmente l'amitié. Ainsi un profil de montagne qu'on tient avec soi tout le jour, qu'on devine sous différentes lumières, et qui se précise, s'articule. Quand on marche, rien ne bouge, ce n'est qu'imperceptiblement que les collines s'approchent, que le paysage se transforme. On voit, en train ou en voiture, une montagne venir à nous. L'oeil est rapide, vif, il croit avoir tout compris, tout saisi.
En marchant, rien ne se déplace vraiment : c'est plutôt que la présence s'installe lentement dans le corps. En marchant, ce n'est pas tant qu'on se rapproche, c'est que les choses là-bas insistent toujours davantage dans notre corps.
Le paysage est un paquet de saveurs, de couleurs, d'odeurs, où le corps infuse.

Auteur: Gros Frédéric

Info: Marcher, une philosophie

[ méditation ]

 

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onirisme

Promenade dans les bois. Chemin dégagé et rocailleux dans la forêt.
Bon, me voilà en face d'un truc insolite.
Ce n'est pas apparent.
Mais je le sais.
Certes, si elle était vraiment inconnue, je ne pourrai la voir, cette chose... La distinguer. Puisqu'elle ne ferait pas partie des objets déjà intégrés dans une case pré établie...
Néanmoins JE LE SAIS.
Elle est devant mes yeux.
Comment la décrire ? Comment créer une nouvelle case ?
Une pierre, grossier parallélépipède grisâtre d'environ 15 centimètres sur le petit côté...
Avec des bords trop bien définis, telles les bordures d'un dessin de Hergé.
Et maintenant voilà que ce machin est autre, mais sans que j'aie pu m'apercevoir du changement. Effet d'une transmutation visuelle magique, fondu enchaîné parfait dans sa lenteur, mais produit instantanément ?
La chose bouge un peu. Elle a modifié sa couleur, du gris incertain nous sommes passé à ce que j'appellerai : bleu terne.
Un bleu épas qui semble scintiller de l'intérieur.
Je suis à genoux devant elle.
L'objet s'est élargi, de telle sorte qu'il fait maintenant penser à une demi-étoile de mer, mais avec des contours imprécis, vaporeux...
Et. Et...
Et le voilà redevenu caillou. Pardonnez les pauvres analogies utilisées pour tenter de définir ce phénomène mais je n'en puis trouver de meilleures.
Maintenant je me transforme. Comme si la pierre restait parfaite, immobilisée dans un espace figé de manière absolue.
... Et mézigue, l'observateur, votre serviteur envoyé spécial... qui rapetisse...
Ma vision passe désormais par les oreilles.
Etrange.
Je suis au pied d'une falaise bleue. D'immenses nuages tanguent, volutes vertes au-dela de l'horizon qui me surplombe.
Les feuillus qui bordent le chemin ?
Je peux bouger.
Mais la falaise reste intangible. Comme si je passais "aussi" au travers.
Comme si mes sens tactiles étaient floutés par on ne sait quel procédé.
...
Tout ceci n'est en rien exotique.
De paradoxe ici... Aucun.
Tout est simple évidence.
Le bizarre est derrière.
Combien curieuses les sensations de ma vie ? Insolites... Singulières. Surprenantes. Anormales même...
J'ai quitté notre monde ésotérique, inexplicable... incompréhensible.
Pour entrer dans le réel.

Auteur: Mg

Info: 5 fév. 2013

[ dernières paroles ] [ poésie ]

 

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déclaration d'amour

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
Sur le banc familier, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer;
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : "Je t'aime!"
Alors, avec grand soin, nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand, sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain
Qu'importeront alors les rides du visage,
Si les mêmes rosiers parfument le chemin?
Songe à tous les printemps qui dans nos coeurs s'entassent.
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens;
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car, vois-tu, chaque jour je t'aime davantage
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain!
En ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève,
Pour le ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours.
Je serais riche alors d'une richesse rare,
J'aurais gardé tout l'or de mes jeunes amours,
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur;
Car de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurais tout conservé dans le fond de mon coeur.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs!

Auteur: Gérard Rosemonde

Info: Le dernier rendez-vous

[ poème ]

 

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progrès

Vous vous êtes évadés du monde biologique, de ses limites et de la lenteur de son histoire, vous avez fait un monde où les structures par vous organisées supplantent les organismes, prennent des dimensions non biologiques et sont sujettes à une évolution prodigieusement accélérée.

Auteur: Jouvenel Bertrand de

Info: la civilisation de puissance

[ surpopulation ] [ vitesse ] [ danger ]

 
Mis dans la chaine

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épuisement

Il est des moments où la fatigue est le plus grand aphrodisiaque, elle annihile toute autre pensée, donne aux membres pesants la lenteur sensuelle du mouvement, pousse à la générosité, à l’acceptation, à l’abandon infini.

Auteur: McEwan Ian

Info: Délire d'amour

[ crevé ] [ lourdeur ]

 

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évolution

Un aspect négligé de la question, enfin. Tu te demandes ce qui a fait tomber en désuétude le message amoureux, et tu en rends responsable la médicalisation des souffrances. Est-ce vraiment tout ? A mon sens, c’est aussi une affaire de technologie. La poésie amoureuse s’effondre au XXe siècle, quand l’écrit, sa lenteur d’acheminement et le caractère partiel de sa représentation du réel sont concurrencés par les communications instantanées (le téléphone) et l’image exhaustive (la photographie). Du moment où l’instantané est redevenu écrit, nous avons recommencé à nous érotiser les uns les autres par messages textuels. L’omniprésence des autres sur le réseau redonne une place paradoxale à la lyrique amoureuse. De fait, la surprésence virtuelle aboutit à un sentiment d’absence impossible à apaiser. L’espace de ce qu’il y a à dire à l’autre grandit sans cesse, avec la réduction des
écarts temporels de communication. Il est certain que les messages ne remplacent pas les corps. L’absence prend juste un nouveau tour, et la manière de s’en plaindre, et la manière d’en souffrir. Il y a un sophisme torturant au coeur des technologies numériques : puisque nous pouvons communiquer tout le temps, comment pourrions-nous nous manquer ?

Auteur: Lucbert Sandra

Info: La Toile

[ rapports humains ] [ trop-plein ] [ téléphone ]

 

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question

Notre difficulté à comprendre les arbres à surtout pour origine leur extrême lenteur. (...) Leur quotidien se déroule avec un très grand ralenti. (...) Mais les organismes lents sont-ils nécessairement inférieurs aux organismes rapides.

Auteur: Wohlleben Peter

Info: La vie secrète des arbre, Les Arènes

[ végétaux ]

 

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