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Zen

Le grand sentier n'a pas de portes,
Des milliers de chemins mènent à lui.
Lorsqu'on franchit ce seuil sans porte,
On chemine librement entre le ciel et la terre.

Auteur: Mumon Roshi

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amour

Dieu sait si je la désirais comme un fou, mais elle méritait mieux qu'une étreinte rapide sur la banquette arrière de ma voiture. Je ne devais pas précipiter les choses. Je voulais qu'elle frémisse tout le temps, que toutes ses pensées la ramènent à moi tout le temps. Parce que, de mon côté, jamais je ne cessais de penser à elle.

Auteur: McGarry Katie

Info: Hors limites

[ passion ] [ adolescence ] [ absolu ]

 

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panurgisme

Ainsi quand un pianiste tape du Chopin sur une estrade, vous dites que la magie de cette musique, dans l'interprétation géniale d'un génial artiste, a transporté les auditeurs. Mais en fait, peut-être aucun des auditeurs n'a-t-il été réellement transporté. S'ils n'avaient pas su que Chopin était un génie et le pianiste aussi, peut-être auraient-ils écouté avec moins d'ardeur. Il est également possible que si chacun, pâle d'enthousiasme, applaudit, bisse et se démène, c'est parce que les autres aussi se démènent et poussent des cris... Tous manifestent leur enchantement parce que chacun se modèle sur ses voisins.

Auteur: Gombrowicz Witold

Info: Ferdydurke

[ grégaire ] [ mimétisme ] [ beaux-arts ]

 

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enfance

J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre...

Auteur: Thoreau Henry David

Info:

[ nature ]

 

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paradoxe

Nous recherchons cette sécurité en nous fortifiant et en nous enfermant de toutes sortes de manières. Nous voulons nous protéger en étant "exclusif" et "spécial", nous cherchons à appartenir à l'église la plus sûre, à la meilleure nation, à la plus haute classe, à la bonne coterie et aux gens "comme il faut". Ces défenses nous divisent, et mènent donc à davantage d'insécurité nécessitant davantage de défenses. Evidemment, tout cela est pétri de la certitude sincère que nous nous comportons bien et vivons de la meilleure manière; mais cela aussi est une contradiction.

Auteur: Watts Alan Wilson

Info: Eloge de l'insécurité

[ assurances ]

 

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pouvoir

La puissance des représentations mentales est dans l'histoire plus grande que ne l'enseignent les marxistes. Ne leur en déplaise, les idées mènent le monde, surtout les mauvaises. L'hitlérisme, autant que le communisme, en est un exemple.

Auteur: Revel Jean-François

Info: Fin du siècle des ombres, Fayard 1999 <2 juillet 1990, p.314>

[ esprit ] [ idées ]

 

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hommes-par-hommes

Après quarante ans, un homme
N'est plus un charmeur rêvé
Les femmes qui à lui s'abandonnent
Le mènent par le bout du nez.

Auteur: Lumley Brian

Info: Le héros des rêves

[ vieillissant ] [ pauvre ]

 

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certitude

La seule vérité, c'est la mort. Le reste n'est qu'une liste de détails. Quoi qu'il vous arrive dans la vie, toutes les routes mènent à la tombe. Une fois que le constat est fait, faut juste trouver une raison de vivre.

Auteur: Mahir Guven

Info: Grand frère, p. 9

[ unique ]

 

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été

Le soleil brille avec une puissance écrasante ; les papillons tricotent l'air en tâches de couleur jusqu'au milieu du mois d'août et alors les libellules les remplacent ; les oiseaux recherchent l'ombre et chantent avec force (sauf à l'heure de la sieste, où ils se taisent, anesthésiés par la chaleur) ; les chrysalides sont vides, abandonnées comme des costumes d'une autre saison ; les insectes usurpent n’importe quel territoire, faisant démonstration de la puissance de leur infanterie, de leur cavalerie et de leur aviation, pour que les choses soient claires ; la chair, fraîche et rouge, des pastèques dispute à la figue le titre de meilleur symbole de sensualité de cette saison ; le melon est un parfum raffiné qui fond dans la bouche pour apaiser notre soif ; le raisin en grappes est à partager, mais quand on est enfant on ne le sait pas ; la mer est un palais baroque – sous-marin, naturellement -, dont le toit en verrière atteint à la dimension de grande fresque picturale où les lumières varient au fil de la journée. Ses habitants sont parés de leurs plus beaux habits et de leurs cuirasses et se promènent sous l'eau comme des dames babyloniennes, des scribes assyriens et des prêtres égyptiens. Les requins bleus et les requins-taupes sont les barbares qui guettent la civilisation. Ou les détachements avancés aux frontières, qui les protègent. La mer est la splendeur et le retour à la maison, mais aussi l'immensité de la tragédie : personnelle (quand elle atrophie) et collective (quand elle est une saignée). Bref, la tragédie méditerranéenne, à laquelle, pourtant, elle survit toujours.

Auteur: Llop José Carlos

Info: Solstice

[ saison ] [ foisonnement ] [ estival ]

 

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égoïsme

- De quel isolement parlez-vous ?
- De l’isolement dans lequel vivent les hommes, en notre siècle tout particulièrement, et qui se manifeste dans tous les domaines. Ce règne-là n’a pas encore pris fin et il n’a même pas atteint son apogée. A l’heure actuelle, chacun s’efforce de goûter la plénitude de la vie en s’éloignant de ses semblables et en recherchant son bonheur individuel. Mais ces efforts, loin d’aboutir à une plénitude de vie, ne mènent qu’à l’anéantissement total de l’âme, à une sorte de suicide moral par un isolement étouffant. A notre époque, la société s’est décomposée en individus, qui vivent chacun dans leur tanière comme des bêtes, se fuient les uns les autres et ne songent qu’à se cacher mutuellement leurs richesses. Ils en viennent ainsi à se détester et à se rendre détestables eux-mêmes. L’homme amasse des biens dans la solitude et se réjouit de la puissance des biens qu’il croit acquérir, se disant que ses jours sont désormais assurés. Il ne voit pas, l’insensé, que plus il en amasse et plus il s’enlise dans une impuissance mortelle. Il s’habitue en effet à ne compter que sur lui-même, ne croit plus à l’entraide, oublie, dans sa solitude, les vraies lois de l’humanité, et en vient finalement à trembler chaque jour pour son argent, dont la perte le priverait de tout. Les hommes ont tout à fait perdu de vue, de nos jours, que la vraie sécurité de la vie ne s’obtient pas dans la solitude, mais dans l’union des efforts et dans la coordination des actions individuelles.

Auteur: Dostoïevski Fédor Mikhaïlovitch

Info: Les frères Karamazov

[ individualisme ] [ grégarité ] [ avarice ] [ peur ]

 

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