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philosophies indiennes

Le Yoga classique commence là où finit le Sâmkhya. Patanjali s’approprie presque entièrement la philosophie Sâmkhya, mais il ne croit pas que la connaissance métaphysique puisse, à elle seule, conduire l’homme à la libération suprême. La gnose ne fait en effet que préparer le terrain en vue de l’acquisition de la liberté (mukti). L’affranchissement doit être, pour ainsi dire, conquis de haute lutte, moyennant notamment une technique ascétique et une méthode de contemplation, qui ne sont autres que le Yogadarçana. Le but du Yoga, de même que celui du Sâmkhya, est de supprimer la conscience normale au profit d’une conscience qualitativement autre, qui puisse comprendre exhaustivement la vérité métaphysique. Or, la suppression de la conscience normale n’est pas, pour le Yoga, si facile à obtenir. Outre la gnose, le darçana, elle implique encore une "pratique" (abhyâsa), une ascèse (tapas), bref : une technique physiologique, par rapport à laquelle la technique strictement psychologique est subsidiaire.

Auteur: Eliade Mircea

Info: Dans "Techniques du yoga" pages 65-66

[ caractéristiques ] [ divergences ] [ originalité ] [ spiritualités hindoues ]

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souffrance universelle

La misère de la vie humaine n’est pas due à une punition divine, ni au péché originel, mais à l’ignorance. Non pas à n’importe quelle ignorance, mais seulement à l’ignorance de la vraie nature de l’esprit, à l’ignorance qui nous fait confondre l’ "esprit" avec les phénomènes psycho-mentaux, qui nous fait attribuer des "qualités" et des prédicats à ce principe éternel et autonome qu’est l’esprit : bref, à une ignorance d’ordre métaphysique.

Auteur: Eliade Mircea

Info: Dans "Techniques du yoga" pages 39-40

[ sâmkhya ] [ yoga ] [ psy-spi ] [ confusion ] [ méconnaissance ]

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cosmogonie

Pour la pensée indienne, l’ignorance est "créatrice". En se servant de la terminologie des deux principales écoles védantines, on pourrait dire que le monde est une création subjective de l’inconscient humain, de la "nescience" (ajnâna) ou bien alors la projection cosmologique de Brahman, la "grande illusion" (mâyâ), à laquelle seule notre ignorance confère de la réalité ontologique et de la validité logique.
[…] c’est l’ignorance ou l’illusion qui sont considérées par la pensée indienne comme étant la source intarissable des formes cosmiques et du devenir universel. Le monde, tel notamment qu’il se présente dans l’expérience humaine, est une multiplicité en devenir incessant ; il est créateur de formes infiniment nombreuses. Mais ce monde-ci, c’est-à-dire le Cosmos tout entier, ne peut être, pour la métaphysique védantine, qu’une "illusion", à moins qu’il ne soit la projection d’une "magie" divine – car la seule réalité qui soit susceptible d’être pensée est l’être (sat) : l’Un, égal à soi-même, immobile, autonome, sans "expérience", sans devenir.

Auteur: Eliade Mircea

Info: Dans "Techniques du yoga" page 28

[ védantisme ] [ idéalisme ]

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prospectives

La "possibilité métaphysique" devrait désigner un existant éventuel, presque une potentialité ; mais l'expression ne semble pas être utilisée dans ce sens, mais plutôt dans le sens de possibilités via quelque pouvoir surnaturel.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Possibility, Impossibility, and Possible. In J. M. Baldwin (Ed.), Dictionary of Philosophy and Psychology, Vol. II (pp. 313-315). London: Macmillan and Co. (1902)

[ réalisme ] [ science-fiction ] [ rationalisme ]

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métempirique

La métaphysique peut être divisée en (a) la métaphysique générale, ou ontologie ; (b) la métaphysique psychique, ou religieuse, portant principalement sur les questions de (1) Dieu, (2) la liberté, (3) l'immortalité ; et (c) la métaphysique physique, qui traite de la vraie nature du temps, de l'espace, des lois de la nature, de la matière etc. Les branches b et c semblent actuellement se regarder l'une l'autre avec un mépris suprême.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: Syllabus: Syllabus of a course of Lectures at the Lowell Institute beginning 1903, Nov. 23. On Some Topics of Logic. MS [R] 478. 1903

[ triade ]

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nombre mystérieux

La véritable tâche de la métaphysique n’était pas, contrairement à ce que d’aucuns prétendaient, d’expliquer la nature de la réalité. Cela ne pouvait être. Les dix dernières années avaient amplement démontré que la réalité avait une composante irrationnelle extrêmement forte. Non, la tâche de la physique était d’expliquer les valeurs de ces constantes. En dernier ressort, la mécanique quantique devait expliquer la relation entre c, h et e, quand les trois étaient combinés dans l’inverse constante de la structure fine de Sommerfeld.
(hc) / (2πe²)
qui avait la valeur de 137. Un nombre pur, dépourvu de dimension. Un entier – presque. Mais maintenant, pourquoi 137 plutôt que n’importe quel autre nombre ? Qu’est-ce que 137 avait de si spécial pour devoir être au fondement de tout l’univers ?

[Après un rêve où Pauli rencontre un rabbin qui le regarde furieusement avant de disparaître]

Il se réveilla en sueur. Sans essuyer son front, il se leva et alla jusqu’à son bureau en titubant. Il écarta quelques papiers et alla pêcher un livre au bas d’une pile. Il feuilleta le volume jusqu’à un tableau qui donnait la valeur numérique de chaque lettre de l’alphabet hébreu. Comme les règles de la gématrie l’exigeaient, il ajouta la valeur de chaque consomme du mot kabbalah.
ק, ב, ל, ה
100, 2, 30 et 5.
Il pâlit quand, incrédule, il vit le résultat.
137.

Auteur: Keve Tom

Info: Dans "Trois explications du monde", pages 458-460

[ question ] [ arbitraire ] [ nombre premier ]

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anthropocentrisme

Les évolutionnistes, qui n’ont aucune idée de l’éternité, non plus que de tout ce qui est de l’ordre métaphysique, appellent volontiers de ce nom une durée indéfinie, c’est-à-dire la perpétuité, alors que l’éternité est essentiellement la "non-durée" ; cette erreur est du même genre que celle qui consiste à croire que l’espace est infini, et d’ailleurs l’une ne va guère sans l’autre ; la cause en est toujours dans la confusion du concevable et de l’imaginable. En réalité, l’espace est indéfini, mais, comme toute autre possibilité particulière, il est absolument nul par rapport à l’Infini ; de même, la durée, même perpétuelle, n’est rien au regard de l’éternité. Mais le plus singulier, c’est ceci : pour ceux qui, étant évolutionnistes d’une façon ou d’une autre, placent toute réalité dans le devenir, la soi-disant éternité temporelle, qui se compose de durées successives, et qui est donc divisible, semble se partager en deux moitiés, l’une passée et l’autre future. […]. Le mot d’"évolution" n’est pas dans le passage que nous venons de citer, mais c’est évidemment cette conception, exclusivement basée sur l’"idée de succession", qui doit remplacer "l’ancienne théorie d’une création faite une fois pour toutes", déclarée impossible en vertu d’une simple "croyance" (le mot y est). Du reste, pour l’auteur, Dieu lui-même est soumis à la succession ou au temps ; la création est un acte temporel : "aussitôt que Dieu existe, il crée" ; c’est donc qu’il a un commencement, et probablement doit-il aussi être situé dans l’espace, prétendu infini. Dire que "l’idée de Dieu est synonyme de l’idée de Créateur", c’est émettre une affirmation plus que contestable : osera-t-on soutenir que tous les peuples qui n’ont pas l’idée de création, c’est-à-dire en somme tous ceux dont les conceptions ne sont point de source judaïque, n’ont par là même aucune idée qui corresponde à celle de la Divinité ? C’est manifestement absurde ; et que l’on remarque bien que, quand il s’agit ici de création, ce qui est ainsi désigné n’est jamais que le monde corporel, c’est-à-dire le contenu de l’espace que l’astronome a la possibilité d’explorer avec son télescope ; l’Univers est vraiment bien petit pour ces gens qui mettent l’infini et l’éternité partout où il ne saurait en être question ! S’il a fallu toute l’"éternité passée" pour arriver à produire le monde corporel tel que nous le voyons aujourd’hui, avec des êtres comme les individus humains pour représenter la plus haute expression de la "vie universelle et éternelle", il faut convenir que c’est là un piteux résultat ; et, assurément, ce ne sera pas trop de toute l’"éternité future" pour parvenir à la "perfection", si relative pourtant, dont rêvent nos évolutionnistes. Cela nous rappelle la bizarre théorie de nous ne savons plus trop quel philosophe contemporain (si nos souvenirs sont exacts, ce doit être Guyau), qui se représentait la seconde "moitié de l’éternité" comme devant se passer à réparer les erreurs accumulées pendant la première moitié ; et voilà les "penseurs" qui se croient "éclairés", et qui se permettent de tourner en dérision les conceptions religieuses !

Auteur: Guénon René

Info: L'Erreur spirite, deuxième partie, ch. IX, pp. 294 à 298, éd. Éditions Traditionnelles, 1977

[ contradictions ] [ évolution spirituelle ]

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nécessité

La liberté sécrète l’histoire comme une araignée métaphysique la géométrie de sa toile.
La liberté, en effet, s’aliène dans le même geste en lequel elle s’assume, parce que l’acte libre possède une structure cohérente, une organisation interne, une prolifération normale de séquelles.

Auteur: Gomez Davila Nicolas

Info: Dans "Le réactionnaire authentique" page 19

[ liée ] [ prévisible ] [ dégâts collatéraux ] [ songes ]

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ego

Tout comme aucun synéchiste ne doit dire : "Je suis entièrement moi-même, et pas toi du tout." Si vous adoptez le synéchisme, vous devez abjurer cette métaphysique de la malice. Tout d'abord vos voisins sont, dans une certaine mesure, vous-même, et dans une bien plus grande mesure que vous ne le croiriez sans études psy approfondies. Vraiment, l'identité que vous aimez vous auto attribuer est, pour la plupart, une illusion vulgaire et vaniteuse.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info: “Immortality in the Light of Synechism” (1893)

[ soi ] [ égocentrisme ]

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ontologie

Par-delà toute cognition, il y a une réalité inconnue mais connaissable ; mais au-dessus de toute cognition possible, il n'y a que l'auto-contradictoire. En bref, la connaissance (au sens le plus large) et l'être ne sont pas seulement métaphysiquement identiques, ils sont aussi synonymes.

Auteur: Peirce Charles Sanders

Info:

[ incarnation miroir ] [ réalité-savoirs ]

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