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action

Que de temps perdu à gagner du temps !

Auteur: Morand Paul

Info: Journal inutile 1968-1972/nrf Gallimard 2001 <20 septembre 1970, p.431>

[ efficacité ] [ pessimisme ]

 

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démystification

Pendant qu'il parlait prudent et préliminaire, j'essayais de me représenter tout ce qu'il exécutait chaque jour ce curé pour gagner ses calories, des tas de grimaces et des promesses encore, dans le genre des miennes... Et puis je me l'imaginais pour m'amuser, tout nu devant son autel... C'est ainsi qu'il faut s'habituer à transposer dès le premier abord les hommes qui viennent vous rendre visite, on les comprend bien plus vite après ça, on discerne tout de suite dans n'importe quel personnage sa réalité d'énorme et d'avide asticot. C'est un bon truc d'imagination. Son sale prestige se dissipe, s'évapore. Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu'une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s'évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s'y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n'est perdu, tout s'arrange. Tandis que c'est parfois difficile à supporter le prestige d'un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info: Voyage au bout de la nuit, 1932, Romans, 1 la Pléiade, Gallimard 1997 <p.336>

[ nudité ]

 

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vieillesse

Surtout les vieillards sont dangereux à qui la souvenance des choses passées demeure et ont perdu la souvenance de leurs redites.

Auteur: Montaigne Michel Eyquem de

Info:

[ vaticinant ]

 

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vieillir

- T'es perdu, papa ? Lui ai-je demandé.
- Tais-toi.. m'a-t-il répondu.

Auteur: Ring Lardner

Info:

[ témoin ] [ gêne ]

 

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votation

Je ferai ici une exhortation à tous les hommes en général, de réfléchir sur leur condition et d'en prendre des idées saines. Il n'est pas impossible qu'ils vivent dans un gouvernement heureux sans le sentir : le bonheur politique étant tel que l'on ne le connaît qu'après l'avoir perdu.

Auteur: Montesquieu Charles de

Info: Mes pensées, 666 p.1167

[ positiver ]

 

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quête

Cet acharnement à me connaître et à connaître, j'aurais dû l'avoir plus tôt. Si je m'y étais pris à temps, peut-être serais-je arrivé à quelque chose (...) Quel temps perdu, quel gaspillage, je croyais que j'avais tout mon temps. Maintenant cela presse, ce sont les derniers moments, et cette hâte n'est pas favorable à la recherche.

Auteur: Ionesco Eugène

Info: Journal en miettes

[ vieillesse ] [ urgence ]

 

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cénacle

En ce temps-là l'esprit de la littérature soufflait sur les bocks du cabaret de la Mère Clarisse, appelé familièrement ainsi par ses habitués. Un cabaret dit alsacien, où la bière de Strasbourg venait de Strasbourg même ! Petit coin de la rue Jacob, un peu sombre, tranquille, n'accrochant pas le regard par des tons violents, seulement orné de bons tableaux du peintre Feyen-Perrin, barques de pêche et vues du large sans trop de houle pour les promenades berceuses de la rêverie.
Se réunissant là, autour de cinq ou six tables, des hommes faits pour s'entendre à mi-voix : Van Muyden, graveur de talent, qui esquissait les têtes de ses amis sur un album, malheureusement perdu, Charles Cros, Beauclair, Montaigu, le peintre Alfred Poussin, Paul Morisse, Albert Samain, Georges Lorin, Marsolleau, Paul Arène, Metcalff, Willam Vogt, Edouard Dubus, Louis Denise, Ratez, Raoul Dumon, Bonheur, l'ami et conseiller d'Albert Samain, Alfred Vallette...

Auteur: Rachilde

Info: Portraits d'Hommes

[ Paris ]

 

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éloge

Mais il faudrait citer toute la pièce : les Effarés. C'est une oeuvre parfaite, une admirable chanson de gueux. M. Rimbaud, qui n'avait pas vingt ans, lorsqu'il disparut sans avoir jamais fait imprimer un seul de ses vers, enfant sublime et voyou, est perdu pour tous ceux qui le connurent avant nos terribles désastres. A-t-il eu honte de rester dans un pays diminué ? M. Vanier l'éditeur des décadenticulets, prétend que ce poète mort jeune dirige une usine en Amérique ; un autre, qu'il est cocher de cab à Londres.

Auteur: Champsaur Félicien

Info: Tendances Nouvelles

[ poésie ] [ mystère ]

 

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rêve

Cléandre donc, s'approchant de sa femme, lui demanda comment elle se trouvait, et elle dit que sa fièvre avait augmenté depuis le souper faute de dormir, et qu'elle croyait que sa guérison consistait en son repos. Cléandre lui prit la main, et lui trouvant le pouls ému (comme il ne pouvait faillir de l'être, en l'appréhension où elle était) lui dit néanmoins que cela ne serait rien. Qu'il ne soit vrai, dit-il, je suis ému comme vous, mais mon émotion procède d'ailleurs : car je songeais tout maintenant que je vous avais perdue, et qu'il y avait un dragon ici qui vous enlevait; tellement que cela m'a éveillé tout tremblant : et puis me souvenant que vous vous trouviez mal hier au soir, interprétant moi-même mon propre songe, j'ai craint que votre mal ne fût le dragon que j'ai vu vous emporter, et c'est ce qui m'a fait venir à cette heure pour voir comment vous vous trouvez : mais dieu merci, vous n'êtes pas aussi mal que j'avais songé, ce dont je suis bien aise. Je m'en vais coucher une petite heure avec vous, et puis je vous laisserai reposer. Quand Lysandre ouï le songe de Cléandre, il crut infailliblement être découvert, jusqu'à ce qu'il entendit l'explication qu'il en fit.

Auteur: Audiguier de la Menor Vital

Info: Histoire tragi-comique de nôtre temps... alors que son amant Lysandre est caché dans la chambre, surpris par l'arrivée du mari, Cléandre

[ justification ]

 

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poème

Ce que n'a pas le gazouillement de l'oiseau,
Ni la fontaine de perle,
Je l'ai trouvé en toi, toi mon gazouillis, mon enfant,
Je l'ai trouvé en ton balbutiement.

Ce que j'ai cherché incessamment de coeur en coeur, endeuillé,
Mon enfance immortelle,
Je l'ai trouvée en toi, me moquant de ma peine,
Avec toi, je demeure un enfant.

Tous les astres que mes mains n'ont pas atteints,
Tous les miracles, crois-le,
Le bourgeonnement sacré de mes rêves,
Je les ai trouvés dans tes menottes.

En toi j'ai trouvé ma lyre délicate,
Tous mes jours perdus.
Toi tu es ma sainte langue maternelle en marche,
Mon petit, toi ma nation renaissante.

Tous les trônes que je n'ai pas gravis, tu les graviras,
Toi tu les graviras, mon enfant,
Mes Massis, tu les verras aussi de l'autre côté,
Mes siècles futurs t'appartiennent.
***
Dans les roses, mon enfant, toi, oublie-moi ;
Mais si l'épine te pique, appelle ! Moi, je viendrai.

Sous le soleil, dans la lumière, toi, oublie-moi ;
Mais si ton chemin s'assombrit, appelle ! moi, je viendrai.

Où que je sois, dans la bataille ou sous la terre,
Quand tu tomberas dans la souffrance, appelle-moi, je viendrai...

Auteur: Shiraz Hovannès

Info: A non Sipanig, Trad. Louise Kiffer-Sarian

[ paternité ]

 

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