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vieillesse

Il n'y a pas de communauté pour cette maladie qui n'en n'est pas une, pour l'extrême vieillesse. Chacun est seul, les autres vieillards sont au mieux inutiles, au pire ils sont nuisibles, les peaux usées se frottant l'une contre l'autre ne peuvent réconforter la chair, au contraire découvrent plus vite le squelette.

Auteur: Fleutiaux Pierrette

Info: Des phrases courtes, ma chérie, Babel, p. 219

[ EMS ] [ solitude ] [ asile ]

 

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fantasme

Personne n'a jamais évalué le nombre de triomphes imaginaires que les gens célèbrent silencieusement chaque année, pour se réconforter.

Auteur: Athénée

Info:

[ autosuggestion ]

 

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deuil

Quand mon fils Ian est mort aux côtés de son père, à El-Alamein, les gens qui me présentaient leurs condoléances ajoutaient souvent : "La vie continue", pour me réconforter.
Quelle bêtise me disais-je. Bien sûr que non elle ne continue pas. C'est la mort qui continue.
Ian est mort et il sera encore mort demain, l'année prochaine, à jamais. La mort est sans fin.
Mais peut-être y aura-t-il une fin à la tristesse.

Auteur: Barrows Annie

Info: Le Cercle Littéraire des Amateurs d'Épluchures de Patates, Mary Ann Shaffer dixit p.159

[ mari ] [ maman ] [ irrémédiable ]

 

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indifférence

Un jour, une petite cabane située sur la plage, brûla. Dans cette cabane, autrefois, on rapportait le sel, on le faisait sécher et on le préparait à la vente. On ne sait pas si Ryôkan l’avait habitée mais voici ce qui arriva :
Dès que les villageois apprirent que la cabane à sel avait disparu dans les flammes, ils cherchèrent le responsable. Avisant le moine à l’aspect mystérieux, ils l’attrapèrent et décidèrent de le punir. Ils creusèrent un trou dans le sable, y jetèrent Ryôkan puis commencèrent à l’ensevelir. Ryôkan avait presque disparu sous le sable quand, bienheureusement, passa juste à ce moment-là, monsieur Ogoshi Chumin, le médecin des villageois, le médecin s’interposa en faveur de l’enseveli et pour les calmer leur offrit du saké et du poisson.
Puis il vint en aide à Ryôkan qui se dégageait comme si rien ne s’était passé, et le ramena chez lui pour le réconforter. Monsieur Ogoshi Chumin regardait silencieusement et respectueusement Ryôkan en se demandant : "Pourquoi n’a-t-il pas protesté? Pourquoi s’est-il laissé faire sans rien dire?"
Ryôkan dit :
 - Quand les gens sont persuadés d’avoir raison il est inutile d’essayer de les convaincre, même des arguments logiques sont inutiles. Ils n’écoutent pas. C’est pourquoi j’ai laissé faire.
- Oui, reconnut le médecin; Peut-être que Ryôkan, en suivant le cours des choses tel qu’il se présente, montre ici une grande sagesse, un véritable détachement. Parfois dans ce monde, plus on se débat, plus se produisent des faits contraires alors que si l’on laisse les événements aller selon leur courant, une meilleure direction apparaît.

Auteur: Ryokan Taïgu

Info: Contes zen : Ryôkan, le moine au coeur d'enfant, La cabane de sel

[ impassibilité ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

rapports humains

C'est une grave injustice pour un enfant ou un adulte d'insister afin qu'il cesse de pleurer. On peut réconforter une personne qui pleure, ce qui lui permet de se détendre et rend inutiles d'autres pleurs ; mais humilier un enfant qui pleure, c'est augmenter sa douleur, et augmenter sa raideur. Nous empêchons les autres de pleurer parce que nous ne supportons pas les sons et les mouvements de leur corps. Qui menacent notre propre inflexibilité. Cela induit en nous-mêmes des sentiments similaires que nous n'osons pas exprimer et évoque une résonance de notre propre chair à laquelle nous résistons.

Auteur: Lowen Alexander

Info: La voix du corps

[ dérangeants ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

deuil

La mort installe le silence dans les gorges,
Là où y il avait réponse était il n'y a plus rien aucun écho
Elle crée le vide douloureux à table et au lit,
Pus aucune main attentive, ne vient plus réconforter.

Auteur: Demke Christoph

Info:

[ affliction ] [ absence ]

 

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alcool

Il suffit d'un doigt de vin pour réconforter l'espérance.

Auteur: Béranger Pierre-Jean de

Info:

[ médicament ]

 

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humanisme

Nous ne pourrons jamais ignorer que tous les agissements d'Hitler en Allemagne étaient "légaux". Il était "illégal" d'aider et de réconforter un juif dans l'Allemagne de Hitler. Mais je suis sûr que si j'avais vécu en Allemagne à cette époque-là, j'aurais aidé et réconforté mes frères juifs même si c'était illégal.

Auteur: Foix Alain

Info: Martin Luther King

[ désobéir ] [ nécessaire ]

 

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dernières paroles

Léonie chérie

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins ? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie.

Le 16 avril, le général Nivelle a lancé une nouvelle attaque au Chemin des Dames. Ce fut un échec, un désastre ! Partout des morts ! Lorsque j'avançais les sentiments n'existaient plus, la peur, l'amour, plus rien n'avait de sens. Il importait juste d'aller de l'avant, de courir, de tirer et partout les soldats tombaient en hurlant de douleur. Les pentes d'accès boisées, étaient rudes .Perdu dans le brouillard, le fusil à l'épaule j'errais, la sueur dégoulinant dans mon dos. Le champ de bataille me donnait la nausée. Un vrai charnier s'étendait à mes pieds. J'ai descendu la butte en enjambant les corps désarticulés, une haine terrible s'emparant de moi.

Cet assaut a semé le trouble chez tous les poilus et forcé notre désillusion. Depuis, on ne supporte plus les sacrifices inutiles, les mensonges de l'état major. Tous les combattants désespèrent de l'existence, beaucoup ont déserté et personne ne veut plus marcher. Des tracts circulent pour nous inciter à déposer les armes. La semaine dernière, le régiment entier n'a pas voulu sortir une nouvelle fois de la tranchée, nous avons refusé de continuer à attaquer mais pas de défendre.

Alors, nos officiers ont été chargés de nous juger. J'ai été condamné à passer en conseil de guerre exceptionnel, sans aucun recours possible. La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. En nous exécutant, nos supérieurs ont pour objectif d'aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance, je ne crois pas qu'ils y parviendront.

Comprendras-tu Léonie chérie que je ne suis pas coupable mais victime d'une justice expéditive ? Je vais finir dans la fosse commune des morts honteux, oubliés de l'histoire. Je ne mourrai pas au front mais les yeux bandés, à l'aube, agenouillé devant le peloton d'exécution. Je regrette tant ma Léonie la douleur et la honte que ma triste fin va t'infliger.

C'est si difficile de savoir que je ne te reverrai plus et que ma fille grandira sans moi. Concevoir cette enfant avant mon départ au combat était une si douce et si jolie folie mais aujourd'hui, vous laisser seules toutes les deux me brise le cœur. Je vous demande pardon mes anges de vous abandonner.

Promets-moi mon amour de taire à ma petite Jeanne les circonstances exactes de ma disparition. Dis-lui que son père est tombé en héros sur le champ de bataille, parle-lui de la bravoure et la vaillance des soldats et si un jour, la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple est réhabilitée, mais je n'y crois guère, alors seulement, et si tu le juges nécessaire, montre-lui cette lettre.

Ne doutez jamais toutes les deux de mon honneur et de mon courage car la France nous a trahi et la France va nous sacrifier.

Promets-moi aussi ma douce Léonie, lorsque le temps aura lissé ta douleur, de ne pas renoncer à être heureuse, de continuer à sourire à la vie, ma mort sera ainsi moins cruelle. Je vous souhaite à toutes les deux, mes petites femmes, tout le bonheur que vous méritez et que je ne pourrai pas vous donner. Je vous embrasse, le cœur au bord des larmes. Vos merveilleux visages, gravés dans ma mémoire, seront mon dernier réconfort avant la fin.

Eugène ton mari qui t'aime tant.

Auteur: Anonyme

Info: Lettre d'un poilu à sa femme, Le 30 mai 1917

[ ww1 ]

 

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mélancolie

C'était peut-être le vin ou le ciel triste. En démarrant, je pensai à mon père qui était rentré un soir à la maison après avoir perdu son travail et qui s'était mis à pleurer cependant que ma mère s'efforçait de le réconforter. Je pensai à un Noir de Seattle qui ne voulait pas être un violeur d'enfants mais qui, ne pouvant s'en empêcher, m'avait dit qu'il allait se tuer, ce qu'il avait fait en s'immolant par le feu. Je pensai à une petite fille qui s'était noyée dans un lac près de Seattle et aux cris de sa mère quand on avait tiré de l'eau le cadavre de son enfant. Je pensai à un monde où la vie est toujours trop dure, où on nous demande d'en supporter davantage qu'on en est capable. Je chialai comme un môme. Pour personne en particulier, pour nous tous.

Auteur: Hugo Richard F.

Info: La mort et la belle vie

[ déprime ] [ grégaire ] [ empathie ]

 

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