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types psychologiques

Tout ce que je puis vous dire, c’est ceci : je hais par-dessus tout les gens exubérants. Or tous les Méridionaux gueulent, ont un accent qui m’horripile, et par-dessus le marché, ils font des gestes. Non, entre ces gens qui ont de l’astrakan bouclé sur le crâne et des palissades d’ébène le long des joues et de grands flegmatiques et silencieux Allemands, mon choix n’est pas douteux. Je me sentirai toujours plus d’affinités pour un homme de Leipzig que pour un homme de Marseille. Tout, du reste, tout, excepté le Midi de la France, car je ne connais pas de race qui me soit plus particulièrement odieuse !

Auteur: Huysmans Joris-Karl

Info: Cité (ou mis en scène ?) dans "Les hommes d’aujourd’hui", n°263, 1885

[ caricature ] [ introversion-extraversion ] [ nationalités ] [ latins-saxons ]

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courage

Changez dix fois de manière de vivre si vous le désirez. Qu’est-ce qui vous en empêche ? Votre ambition dans le monde ? Regardez bien les ambitieux, ces opportunistes. Ils n’ont pas changé depuis Lucrèce, "suant sang et eau, usés pour rien, forçant leur chemin sur l’étroit sentier de l’ambition […]". […] Aucun homme ou aucune femme n’a le droit d’être malheureux, sauf s’ils sont tourmentés par la maladie. Si vous êtes malheureux, trouvez la cause de votre malheur et, au nom de Dieu, remédiez-y. […] Pour vivre sagement il faut imiter non seulement l’abondance de la Nature, mais aussi bien sa sévérité. De qui avez-vous peur ? De vos voisins ? ils ne sont rien de plus qu’un troupeau de moutons stupides dans un champ de navets à moitié pourris, bordé de clayons que la croupe grise de n’importe quel petit âne pourrait renverser.

Auteur: Powys Llewelyn

Info: Dans "Scènes de chasse en famille", page 322

[ souci de soi ] [ pensée de droite ]

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prospective

L’avenir est peut-être entre les mains de la science, dans ce type de pensée entièrement libérée des émotions et des préjugés éthiques, une pensée prête à soumettre chaque question à l’arbitrage des faits.

Auteur: Powys John Cowper

Info: Scènes de chasse en famille

[ impassibilité ] [ futur ] [ pragmatique ]

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sens-de-la-vie

Ne nous laissons pas abuser. La vie est à elle-même sa propre justification, elle ne demande rien d’autre que d’avoir la possibilité de se réaliser, de se nourrir, de se reproduire, et l’espace d’une saison, de sentir la lumière du soleil. L’homme se leurre, il a la démangeaison de toujours chercher autre chose. Il est clair qu’il n’y a rien d’autre.

Auteur: Powys Llewelyn

Info: Dans "Scènes de chasse en famille", page 320

[ épanouissement ] [ simplicité ]

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antisémitisme

Qu’est-ce qui rentre dur et sort mou ?" Voici une bonne devinette...

Ceux qui savent répondent : le biscuit !... Les films c’est pareil... Ils commencent durs et finissent mous... guimauve à la merde !... au jus "sentiment". Les foules se régalent, c’est leur bonheur, leur ivresse, il leur faut leur merde, leur bonne merde juive, merde-radio, merde-sport (tous les combats de boxe, toutes les compétitions de la route et du vélodrome sont truqués), merde-alcool, merde-crime, merde-politique, merde-cinéma, ils s’en font crever !... Jamais trop ! Jamais trop d’étrons ! Jamais trop coûteux ! La littérature d’ailleurs les prépare à bien apprécier cette jolie fiente. La littérature se met au niveau, il faut bien, des plus accablants scénarios, des plus surbranlés. Elle ne végète plus qu’à ce prix, ne sait plus comment s’enjuiver davantage, plaire par conséquent, s’envaser encore un peu plus, renchérir dans la sentimentalerie... Tout en étrons !... Plus près toujours ! Plus près du peuple ! Plus politique ! Plus démagogue ! L’esprit "banquiste" en somme... L’esprit du pitre Tabarin (1630 est déjà youtre)... Au prochain acte la puce savante ! Messieurs, Mesdames, le peuple vous renverra aux gogs un de ces trois matins !... Alors tous en prison !... et Robots Nom de Dieu !... et en avant le surréalisme !.. Le truc d’art moderne est encore plus simple !... je vais vous l’indiquer pour rien... Vous photographiez un objet, n’importe quel objet, chaise, parapluie, télescope, autobus, et puis vous le découpez en "puzzle"... Vous éparpillez les miettes, ces lambeaux, tout à travers une immense feuille de papier, vert, crème orange. Poésie !... Vous avez compris ?... Quand le robot veut de la poésie on le régale... Nous n’en sommes encore qu’au dernier stade de la décrépitude naturaliste, maniérée, cosmétiquée, napolitanisée, persuasive, flagornante, hurleuse. Vous attendrez quelques mois !... Vous l’aurez l’art robot ! On pourrit l’esclave aryen, on le prépare de toutes les manières : et tant qu’il peut s’en goinfrer !... Si quelque petit Juif s’amène, d’aventure détenteur d’une nouvelle façon de miner, d’ahurir encore mieux l’Aryen, plus intimement... Son avenir est assuré... Et quel avenir !... Quel contrat fulgurant ! Il ne faut à Hollywood que trois semaines de publicité mondiale intensive pour transmuter le plus grêle, frelaté, en train de surir normalement, rance ulcéromateux petit fifre de youtre en épatantissime Phénix, le réincarner Michel Ange ! Plus Rembrandt, plus Mirandole ! Voyez-vous d’ici ! Vous n’existez pas !... Le Juif est à l’origine de tout le cinéma... Aux commandes, Hollywood, Moscou, Billancourt... Meyers sur Meyers... Korda, Hayes, Zukor Chaplin, Paramount... Fairbank... Ulmann... Cantor..., etc., etc. Il est au milieu dans les salles "circuits", dans les rédactions... Les critiques. Il est au bout... à la caisse... Il est partout... Ce qui vient du Juif retourne aux Juifs ! Automatique !... Inexorablement. Ayant drainé au passage, repassage sur toutes les routes du monde, toute la subsistance spirituelle et tout le flouze des cons d’Aryens, abrutis, cocus, avinés, fanatisés par ces merdes ! Pour ces merdes ! Dans la merde !... Comme ils ont bien appris aux foules, les youtres de la pellicule, l’obscénité sentimentale ! Toutes les "caresses et les aveux" !... Le dépotoir des longs baisers... L’indignité... L’énorme dégueulis "d’Amour !"...

Le théâtre va culbuter, un soir, bientôt, tout entier, sans faire un gros plouf dans le cinéma !... étron tortilleur ! Dans la fosse commune, dans la gigantesque vidange ! Dans l’Attraction Universelle ! L’art mondial juif. Vous observerez que le courant de vedettes (tous grands génies évidemment, théâtreux et cinéatiques), se fait de plus en plus animé, intensif, ces derniers mois entre Hollywood, Moscou et les capitales d’Europe... Ces "artistes" ne voyagent qu’en service commandé... Ils participent tous à la grande colonisation mondiale par le cinéma juif... Chacun apportant à Hollywood tour à tour, sa petite trahison personnelle, ses petits renseignements intimes, ses petites félonies, infiniment anxieux de plaire encore aux Ben Mayer, Ben Zuckor... Frémissant de leur rapporter encore une autre ficelle émotive, volée aux arts autochtones, aux arts aryens, pour faire mieux encore passer la marchandise filmée juive pourrissante. Un petit secret de pénétration... Tout cela soigneusement rétribué, trafic abject je vous assure... spirituellement... Juifs de toutes les grimaces unissez-vous !... C’est fait !...

Autre trafic parallèle, pour les apprenties vedettes, entre l’Europe et Hollywood. Trafic des plus belles, des plus désirables petites Aryennes bien suceuses, bien dociles, bien sélectionnées, par les khédives négrites juifs d’Hollywood "Metteurs en scène" ( !) écrivains ( ?) gouines de pachas. Machinistes... banquiers assortis... Tous nos vizirs de l’Univers juif !... Ce n’est plus la route de Buenos... c’est la route de Californie et de "haut luxe" et vice versa. Les petits culs d’Aryennes, les plus tendres, bien junéviles, et mignons, tout ce qu’il y a de mieux dans le cheptel, absolument tout premier choix, pour les gros vielloques, négrifiants... les plus fermentées pourritures concentrées youtres du suprême cinéma !... Juif partout ! Au cul ! De tout ! Et dans la pipe !... le bon foutre juif !... Tu les boufferas les hémorroïdes du gros paneux, suiffeux fameux youtre, haineux pacha, petite sœur de race !... reine de beauté !... Ils en raffolent des chichis fourrés ! Tu n’as pas seize ans pour les prunes ! Tu veux faire carrière ?... Minois ? Tu veux être adulée ! Dis-moi ?... Tu veux être Reine de l’Univers juif ! Minute !... Attends un petit peu d’abord... frémissant ! A la pipe enfant !... Tu crois qu’il suffit d’être belle ?... Ouvre d’abord ton gentil ventre... Tu crois les journaux de cinéma ?... Tu n’as pas fini ! Tu veux passer souveraine, petite garce ?... Mondiale favorite ? Très bien ! Alors descends un petit peu d’abord à l’anus de M. Lévy-Lévy, dit Samuel l’Abyssin, dit Kalkeinstein, dit Ben Cinéma, lui amuser sa procidence... suce tout doucement le lourd paquet... qu’il t’éprouve !... Assez de phrases ! Là !... Ne crève rien de tes quenottes !... La gloire c’est un trou du cul ! bien compliqué, fragilement boursouflé, de suiffeux juif... doucement !... N’abîme rien, ma charmante, surtout ! Ne fais pas saigner M. Kalkeinstein... Il t’attend !... Dépêche-toi chérie. Tout doux !...

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info: Bagatelles pour un Massacre, chap 10

[ nivellement par le bas ]

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hommes-femmes

En fin de compte, c’est comme hommage à George Sand, bien plus qu’à sa pâle Athénaïs, qu’il faudrait relire ce que Michelet a tartiné sur la Femme. Agenouillement du Maître-Autel devant la Guérisseuse ! Lutte frénétique contre les chatouilles sensuelles du clergé. Quinze ans de vaudeville pathétique sous le toit conjugal. Les jours où elle ne veut pas. Ceux où elle veut un peu. Ceux où elle se met en colère. Ceux où elle a l’air disposée. Ceux où elle est malade. Les hémorroïdes, les constipations, les règles. Le jour où elle lui laisse baiser ses pieds mais rien d’autre. Celui où elle brise net son assaut en lui disant cette nouveauté : "Je suis une personne, non une chose". Celui où elle consent enfin à essayer de se "desserrer" comme il écrit. Après avoir pris un long bain pour se dilater. Le soir où il tente l’autre solution, celle du vis-à-dos. Le forçage impossible de l’ "étroite vallée qui se fend entre deux montagnes". Ceux où il peut examiner avec ravissement les métamorphoses périodiques du "cher petit organe". Ceux où il se sent en elle "comme Brahma dans le lotus". Ceux où il palpe, voit, tripote, saisit, renifle. Ceux où elle refuse de le laisser palper, tripoter, regarder, renifler. L’obsession sexuelle devenant religion. La Nature autour d’eux se transformant poétiquement en une immense muqueuse palpitante. Le "petit épanchement de la nature". Le "petit bonheur" du pipi et du caca. Les excréments "cordes blondes". La "pagode sainte" du rond des chiottes. Le "cabinet-musée". L’obscénité résidant dans la sanctification de l’obscène. Le rêve de fusion payé très cher. Le mystère qui s’accroît quand les fesses reculent.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 618

[ sublimation ] [ scatophilie ] [ sexualité ]

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feuilleton romanesque

Il faudrait d’ailleurs refaire l’analyse des Rougon-Macquart sous l’éclairage des signes occultistes prometteurs qui y foisonnent. On se demande comment tout cela a pu ne pas être vu. Ce ne sont pas du tout des mythes que Zola met en scène. Il croit vraiment à ce qu’il montre. La télépathique cosmique. La végétation initiatique. L’aurore, la germination, la santé. L’invisible, quoi, l’extrasensoriel, l’au-delà. C’est même ça qu’il oppose à la névrose de son curé comme argument massue.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 523

[ mythèmes ] [ littérature ]

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sublimation parodique

Michelet voit percer en tout cas au fond du tunnel une lumière : c’est la montée, annonce-t-il, de ce qu’il appelle la "jouissance du vrai". […] Tout en observant avec une délectation obsessionnelle la transformation progressive du catholicisme en déchet. Fascination qui va le pousser, il faut relire son Journal dans ce sens, à se pencher vers la fin de sa vie quotidiennement sur la cuvette des cabinets pour y contempler avec un trouble délicieux et bien entendu intégralement religieux les cacas de sa jeune femme, comme s’il avait enfin découvert le bon déchet de remplacement, organique, délicatement fumant, toxiquement vivant, rond, supplantant définitivement le mauvais déchet catholique.
Déjà, constatant la mort de l’Eglise et annonçant qu’il y avait enfin place dans le genre humain pour la "jouissance du vrai", il désignait un nouvel instrument majeur du prochain sacerdoce : "le ventre de la femme est pour l’homme le foyer de l’inspiration"… […] Dans L’Amour, Michelet contemple, la lèvre inférieure palpitante avec cette espèce d’ombre de gâtisme sur le visage qui donne la vraie ferveur incurable, une planche anatomique représentant dans tous ses détails l’exaltante matrice féminine. […]
Ce qui est obscène dans cette espèce de branlage religieux autour du cul, ce n’est ni le cul ni le branlage mais bien sûr leur enveloppement religieux, le bain de vapeur piétiste où il amollit sa propre pornographie frénétique. Sa cagoterie sensuelle. Ses tremblotes de félicité tartufière autour d’un pauvre étron qui nage. Son air béat d’avoir découvert au fond des chiottes la nouvelle hostie des temps futurs. La boule de cristal new-look de l’avenir améliorable…

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", pages 458-459

[ pruderie ] [ déplacement ] [ vacheries ]

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frustration

Le fait que nous soyons entourés par un impersonnel et froid réseau de causes et d’effets a été depuis le début ressenti comme quelque chose d’insupportable, non, comme une insulte à la pensée humaine.

Auteur: Powys John Cowper

Info: Scènes de chasse en famille

[ impénétrabilité du monde ]

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cimetière des innocents

En 1590, pendant le siège de Paris par le roi de Navarre, la faim a poussé les Parisiens à ramasser les ossements du cimetière pour en faire de la farine. On a gravé des images, des compositions de la scène. On a gardé des souvenirs. Les enfants qui jouent aux osselets, qui s’amusent avec des têtes. Les chères têtes blondes, justement ! Les Innocents, précisément ! Comment plus longtemps aurait-on pu laisser les enfants voisiner avec la mort révulsante ? Tout cela était trop choquant et la Révolution viendra comme réponse à cette révulsion. Revanche des dames patronnesses. Respectueuses de la mort en train de devenir sacrée. En même temps que l’enfance innocente, c’est-à-dire délivrée du péché, du sale dogme de l’absurdité ontologique. En même temps que la sexualité en train de sortir de son bourbier, le fumier prostitutionnel. La mort, le sexe et l’enfance en train de se diviniser, de se mirer dans leur divinité naissante, et voilà frappés les trois coups du 19e siècle dans les neuf mille mètres carrés de terre visqueuse, asphyxiante, croulante des fermentations des grands dormants.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Le 19e siècle à travers les âges", page 27

[ cohabitation morts-vivants ] [ tabou ]

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